«Ainsi, a affirmé M. Netanyahu, le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï sera chargé de négocier le volet sécuritaire et la ministre des Affaires étrangères David Lévy sera chargé du volet politique» portant sur la normalisation des relations entre les deux pays après un accord de paix.
A ce sujet, M. Mordehaï a demandé à l’armée une nouvelle étude sur les possibilités de défense d’Israël en cas de retrait de certaines parties du plateau syrien du Golan, a-t-on indiqué de source militaire israélienne.
«Je suis convaincu qu’il y a également un volet économique dans la négociation et j’ai déjà demandé au ministre des Finances Dan Meridor de s’en occuper», a ajouté M. Netanyahu.
M. Netanyahu a déclaré qu’il viendrait à Washington à la mi-février avec «certaines idées» qu’il n’a pas précisées, pour relancer les pourparlers avec Damas.
Cette visite, a-t-on confirmé dans la journée à la Maison-Blanche, aura lieu le 13 février. M. Yasser Arafat suivra le 3 mars.
Mais le premier ministre israélien a insisté une fois de plus sur le fait que son gouvernement de droite n’était pas engagé par des promesses informelles faites par le précédent gouvernement dirigé par les travaillistes.
«Nous sommes un gouvernement différent, élu sur une plate-forme électorale différente», a-t-il souligné, réaffirmant qu’il n’«honorerait que les engagements écrits» avec Damas.
En clair, M. Netanyahu s’oppose à un retrait du Golan en échange de la paix alors que le précédent gouvernement travailliste en acceptait le principe.
Israël avait même laissé entendre en 1995 qu’il serait prêt à retirer de tout le Golan, sous certaines conditions, mais rien n’avait été signé, Damas insistant sur un retrait jusqu’aux lignes du 4 juin 1967, veille du début de la guerre israélo-arabe au cours de laquelle l’Etat hébreu avait occupé le plateau syrien.
Depuis son entrée en fonctions en juin, M. Netanyahu a refusé de reprendre les négociations sur cette base, sans exclure toutefois un retrait partiel du Golan.

