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Actualités - Chronologie

Les firmes pétrolières étrangères peu enthousiastes pour des projets en Iran

TEHERAN, 27 Janvier (AFP). — Les firmes pétrolières étrangères «sont peu enthousiastes» pour participer à des projets pétroliers en Iran en raison notamment de l’embargo économique total décrété par Washington contre Téhéran, a affirmé un responsable iranien. Cité lundi par le presse, M. Mohsen Yahyavi, député de Téhéran et vice-président de la commission parlementaire du Pétrole, a affirmé que les sociétés étrangères «n’ont pratiquement pas donné de suites favorables aux offres iraniennes» de coopération pétrolière.
Le ministère iranien du Pétrole avait lancé en août 1995 un appel d’offre international pour la réalisation de dix projets pétroliers et gaziers importants.
En octobre de la même année, le ministère avait affirmé que plus de 130 compagnies de dix-neuf pays, dont les Etats-Unis, avaient répondu à l’appel d’offre.
Les Etats-Unis avaient décrété en mai 1995 un embargo économique et financier total contre l’Iran, qui interdit en principe à toute société ou filiale de société américaine de vendre des biens ou des services à la République islamique, ou de participer à des projets de développement.
L’embargo américain avait notamment obligé la société américaine CONOCO à abandonner, au profit de la française Total, un contrat d’un milliard de dollars pour le développement des champs pétrolifères offshore de Sirri, dans le golfe Persique.
Cet embargo avait été renforcé en août 1996 par la loi d’Amato, par laquelle Washington se donne la possibilité de prendre des mesures de rétorsion contre toute entreprise étrangère, quelle que soit sa nationalité, investissant dans le gaz ou le pétrole iraniens.
M. Yahyavi, proche des conservateurs au sein du régime, a appelé par ailleurs à «davantage d’investissements» en vue d’accroître la capacité de production de pétrole du pays.
«Avec plus d’investissements, nous pouvons augmenter jusqu’à dix millions de barils par jour notre capacité de production et avoir ainsi un poids plus important au sein de l’OPEP», a ajouté M. Yahyavi, un ancien haut responsable de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC).
Après l’attribution à Total du projet de Sirri, l’Iran avait lancé un appel d’offre international pour dix projets, pour un investissement total estimé à plus de sept milliards de dollars.
Les investissements seront entièrement supportés par les sociétés retenues, qui seront remboursées selon la méthode du contre-achat.
Il y a une dizaine de jours, M. Yahyavi avait qualifié d’«irréalistes» les prévisions budgétaires du gouvernement pour les recettes pétrolières durant l’année iranienne 1376 (de mars 1997 à mars 1998).
Selon ce responsable, également membre du conseil d’administration de la NIOC, le prix de 17,5 dollars le baril tel que fixé dans le projet de budget est «difficilement réalisable».
L’Iran, qui produit actuellement quelque 3,6 millions de barils par jour et en exporte en moyenne 2,5 mbj, a prévu quelque 18 milliards USD de recettes pétrolières pour la période allant de mars 1997 à mars 1998.
TEHERAN, 27 Janvier (AFP). — Les firmes pétrolières étrangères «sont peu enthousiastes» pour participer à des projets pétroliers en Iran en raison notamment de l’embargo économique total décrété par Washington contre Téhéran, a affirmé un responsable iranien. Cité lundi par le presse, M. Mohsen Yahyavi, député de Téhéran et vice-président de la commission parlementaire du Pétrole, a affirmé que les sociétés étrangères «n’ont pratiquement pas donné de suites favorables aux offres iraniennes» de coopération pétrolière.Le ministère iranien du Pétrole avait lancé en août 1995 un appel d’offre international pour la réalisation de dix projets pétroliers et gaziers importants.En octobre de la même année, le ministère avait affirmé que plus de 130 compagnies de dix-neuf pays, dont les...