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Actualités - Chronologie

Brazzaville en guerre contre ses bandits

BRAZZAVILLE, 27 Janvier (AFP). — Fusils d’assaut Kalachnikov et lance-grenades au poing, les Unités spéciales d’intervention de la police congolaise sillonnent quotidiennement les quartiers de Brazzaville, la capitale, à la recherche des auteurs d’attaque à main armée, qui ont intensifié leurs activités ces derniers mois, notamment contre les magasins.
Mises en place en 1996 dans le cadre de l’opération Pacific 3, ces unités spéciales regroupent les forces armées, la gendarmerie et la police. Leur mission est de pacifier tous les quartiers de la capitale.
Le ministère de la Sécurité leur a donné le «feu vert» pour tirer à vue sur les malfaiteurs pris en flagrant délit de vol et d’agression, a-t-on appris de sources concordantes.
Dans un communiqué, publié en début de semaine dernière, le ministère de la Sécurité a demandé à la police d’«exterminer tous les bandits sans état d’âme». «Face à des bandits organisés militairement, puissamment armés, connaissant l’art du combat, la police nationale doit agir avec motivation jusqu’à leur extermination totale», a souligné le communiqué.
Officiellement, au moins une quarantaine de malfaiteurs ont été tués entre juillet 1996 et janvier 1997 lors de fusillades avec des policiers.
La plupart de ces bandits tués sont d’anciens miliciens des partis politiques appartenant aussi bien à la mouvance présidentielle qu’à la coalition de l’opposition. Ces milices n’ont pas été désarmées en dépit des résolutions du pacte de paix conclu en décembre 1994 par les partis politiques et la société civile.
Des ressortissants camerounais et zaïrois sont également impliqués dans les différents hold-up, a-t-on appris auprès de la police. Une centaine de magasins et d’entreprises congolais ou étrangers ont été attaqués et cambriolés en 1996, selon des estimations policières.
Les actions de la police se concentrent essentiellement dans les quartiers centre et nord de la capitale, où ont été opérées la plus grande partie des attaques à main armée.

Dérapages

Mais des dérapages ont eu lieu, selon l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH). Cette organisation indépendante a accusé les forces de police de se livrer à des «exactions sommaires et extrajudiciaires», affirmant que certains bandits interpellés ont été par la suite tués dans les commissariats.
Ces déclarations n’ont été ni démenties, ni confirmées par la police.
Un cas cependant a pu être vérifié, celui de Didier Moundélé, arrêté à la suite d’un hold-up contre un établissement financier le 2 janvier. Sa famille a pu le rencontrer alors qu’il était gardé à vue dans un poste de police. Quelques jours plus tard son nom figurait sur une liste de malfaiteurs tués en flagrant délit par la police.
Dans un communiqué, l’OCDH a rappelé que «tout citoyen arrêté ne peut être exécuté en dehors du circuit judiciaire».
De son côté, le procureur général près le Tribunal de grande instance, Kitoko Goma, a demandé à la police de «faire son travail dans le strict respect de la loi».
«La police doit agir dans le strict respect de la loi, mais elle doit réagir lorsqu’elle est attaquée, pour sa légitime défense», a-t-il souligné.
BRAZZAVILLE, 27 Janvier (AFP). — Fusils d’assaut Kalachnikov et lance-grenades au poing, les Unités spéciales d’intervention de la police congolaise sillonnent quotidiennement les quartiers de Brazzaville, la capitale, à la recherche des auteurs d’attaque à main armée, qui ont intensifié leurs activités ces derniers mois, notamment contre les magasins.Mises en place en 1996 dans le cadre de l’opération Pacific 3, ces unités spéciales regroupent les forces armées, la gendarmerie et la police. Leur mission est de pacifier tous les quartiers de la capitale.Le ministère de la Sécurité leur a donné le «feu vert» pour tirer à vue sur les malfaiteurs pris en flagrant délit de vol et d’agression, a-t-on appris de sources concordantes.Dans un communiqué, publié en début de semaine dernière, le ministère de la...