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Actualités - Chronologie

Le bilinguisme contre les conflits inter-ethniques au Nigeria

LAGOS, 24 Janvier (AFP). — L’orientation du Nigeria vers le «bilinguisme», avec sa récente intention de promouvoir l’étude de la langue française à l’échelle nationale, aidera à «réduire les conflits» inter-ethniques dans le pays, estime le Dr George Obiozor, directeur du prestigieux Institut nigérian des Affaires Internationales (NIIA), cité par l’Agence de presse officielle du Nigeria (NAN).
Composé d’une mosaïque de quelque 250 ethnies différentes, dont trois principales, les Haoussa-Fulani au nord, les Yoroubas, à l’ouest, et les Ibos, à l’est, la multiplicité des dialectes et des langues rend la communication «impossible» entre les personnes issues de différentes ethnies, a déclaré à Lagos, le Dr Obiozor.
Par ailleurs, l’éventualité de l’imposition arbitraire de l’une des langues du pays comme langue nationale pourrait provoquer des réactions violentes, comme cela a été le cas en Afrique du Sud lorsque les jeunes (noirs) sud-africains se sont opposés à recevoir un enseignement dispensé en langue afrikaans (parler néerlandais des blancs d’Afrique du Sud), selon le professeur Adekunle Ajala, directeur du centre de recherches du NIIA.
Le Dr Obiozor et le professeur Ajala s’exprimaient dans le cadre d’un séminaire sur la politique linguistique qui s’est tenu au NIAA, avec le concours du Centre culturel allemand et de l’Institut Gœthe, en présence d’universitaires étrangers, dont le professeur allemand Conrad Brann, enseignant à l’université de Maiduguri (nord-est).
Le Dr Obiozor et le professeur Brann se sont félicités de la récente décision du chef de l’Etat nigérian, le général Sani Abacha, d’orienter le Nigeria, ancienne colonie britannique, vers le bilinguisme, avec, comme objectif, l’adoption du français, comme seconde langue nationale, après l’anglais.
LAGOS, 24 Janvier (AFP). — L’orientation du Nigeria vers le «bilinguisme», avec sa récente intention de promouvoir l’étude de la langue française à l’échelle nationale, aidera à «réduire les conflits» inter-ethniques dans le pays, estime le Dr George Obiozor, directeur du prestigieux Institut nigérian des Affaires Internationales (NIIA), cité par l’Agence de presse officielle du Nigeria (NAN).Composé d’une mosaïque de quelque 250 ethnies différentes, dont trois principales, les Haoussa-Fulani au nord, les Yoroubas, à l’ouest, et les Ibos, à l’est, la multiplicité des dialectes et des langues rend la communication «impossible» entre les personnes issues de différentes ethnies, a déclaré à Lagos, le Dr Obiozor.Par ailleurs, l’éventualité de l’imposition arbitraire de l’une des langues du...