Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Serbie s'enfonce dans la crise


BELGRADE, 22 Janvier (AFP). — La Serbie s’enfonce dans une crise politique sans précédent et l’opposition, qui estime que le pays vit déjà sous «état d’urgence», a promis mercredi d’intensifier son mouvement pour faire céder le président Slobodan Milosevic.
Dans le centre de Belgrade, le face-à- face qui s’éternise entre les étudiants protestataires et la police antiémeutes symbolise l’impasse actuelle. Après plus de 70 heures, aucun des deux camps ne semblait mercredi soir sur le point de céder malgré les risques de dérapage.
«Tout ce qui se passe actuellement est loin d’être positif, on s’enfonce sans qu’une solution n’apparaisse», a affirmé une source diplomatique occidentale à Belgrade, qui parlait de «situation assez inquiétante».
Le pouvoir semble s’être retranché derrière des décisions de justice de plus en plus difficiles à interpréter, accordant puis retirant à l’opposition des villes qu’elle a remportées aux élections municipales du 17 novembre.
La situation est particulièrement confuse à Belgade, de loin considérée comme l’enjeu le plus important dans le bras de fer qui se poursuit depuis plus de deux mois entre le pouvoir et l’opposition.

Le sort de la municipalité est gelé depuis la décision d’un tribunal local de suspendre la victoire de l’opposition, qui avait pourtant été reconnue par la commission électorale. La Cour suprême de Serbie a été saisie du dossier sans qu’aucun délai ne lui ait été fixé pour statuer.

Une source proche du pouvoir a jugé «sérieuse» la possibilié que le conseil municipal de la capitale soit placé sous administration provisoire après l’expiration du mandat du conseil actuel le 4 février. De nouvelles élections seraient ensuite convoquées dans les deux mois.

Consciente des risques de pourrissement et d’une démobilisation de ses troupes, l’opposition a promis d’intensifier son action.
M. Zoran Djindjic, un des leaders de la coalition «Ensemble», a assuré que les manifestations allaient se multiplier à Belgrade et dans les grandes villes de province.
L’opposition veut notamment «contrer la police» en encourageant les rassemblements qui se déroulent chaque soir de manière spontanée dans les différents quartiers de la capitale.
Un autre leader de l’opposition, M. Vuk Draskovic, a assuré que la Serbie vivait déjà de facto sous «état d’urgence» en raison de l’omniprésence de la police anti-émeutes.
Faute d’une solution rapide, il a prédit que le pays allait s’enfoncer dans le chaos économique, agitant le spectre de «l’hyperinflation» qui mènerait à une explosion sociale. «Il ne sera alors plus question de marches pacifiques», a menacé M. Draskovic.
BELGRADE, 22 Janvier (AFP). — La Serbie s’enfonce dans une crise politique sans précédent et l’opposition, qui estime que le pays vit déjà sous «état d’urgence», a promis mercredi d’intensifier son mouvement pour faire céder le président Slobodan Milosevic.Dans le centre de Belgrade, le face-à- face qui s’éternise entre les étudiants protestataires et la police antiémeutes symbolise l’impasse actuelle. Après plus de 70 heures, aucun des deux camps ne semblait mercredi soir sur le point de céder malgré les risques de dérapage.«Tout ce qui se passe actuellement est loin d’être positif, on s’enfonce sans qu’une solution n’apparaisse», a affirmé une source diplomatique occidentale à Belgrade, qui parlait de «situation assez inquiétante».Le pouvoir semble s’être retranché derrière des...