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Actualités - Chronologie

Rallye Dakar 97 : à vaincre sans péril...

DAKAR, 20 Janvier (AFP). — En décidant de bouder le Dakar-97, le constructeur français Citroën avait ouvert la voie du succès à son traditionnel rival japonais Mitsubishi, faisant redouter un manque de suspense sportif. Le déroulement du rallye-raid a démontré combien ces craintes étaient fondées.
Pour se substituer aux affrontements Citroën-Mitsubishi, récurrents depuis six ans et qui tournaient à l’avantage systématique des premiers nommés (succès en 1991, 1994, 1995, 1996), les organisateurs voulaient croire en un improbable duel entre le géant japonais (vainqueur 1992 et 1993) et l’artisan français Jean-Louis Schlesser, même motorisé par SEAT.
David n’a évidemment pas terrassé Goliath et les trois Pajero officiels quatre roues motrices sont venus à bout des deux buggies Schlesser deux roues motrices.
Shinozuka, Fontenay et Saby ont respectivement pris les trois premières places d’une course définitivement figée au cours de la onzième des seize étapes (Kidal-Tombouctou), mais dont l’intérêt sportif avait disparu après l’abandon de Jean-Louis Schlesser lors de la sixième étape (Gao-Menaka).
Seule la belle remontée de l’Allemande Jutta Kleinschmidt (Buggy Schlesser-SEAT), récompensée par deux victoires d’étape (jamais une femme ne s’était imposée dans une étape du Dakar) et une belle quatrième place, ont maintenu un semblant d’intérêt.
Côté motos, l’issue de l’édition 1997 semblait plus incertaine, avant le départ. D’un côté, la Yamaha du quadruple vainqueur français Stéphane Peterhansel, de l’autre, l’armada des KTM officielles emmenée par l’Autrichien Heinz Kinigadner. Le match semblait prometteur.
Déroute humiliante

La première étape devait sonner le glas de tous ces espoirs. Peterhansel partait seul. Personne ne devait le revoir avant l’arrivée à Dakar. Et surtout pas les KTM officielles, victimes d’une humiliante déroute.
Peterhansel est désormais codétenteur avec Cyril Neveu du plus grand nombre de victoires dans le Dakar (5). Il rêve déjà à un sixième succès l’an prochain, voire un septième dans deux ans...
Pourtant, les organisateurs n’avaient pas ménagé leurs efforts afin de renouveler une formule un peu essoufflée. Réglementation profondément modifiée (prototypes T3 d’usine bannis au grand dam de Citroën) et tracé revu (plus de départ parisien mais une boucle Dakar-Dakar), se sont avérés insuffisants.
D’autant que la suppression (justifiée par des raisons de sécurité) du passage dans le magnifique massif de l’Aïr (Niger) a sans doute enlevé beaucoup de grandiose à un tracé un peu monotone et ne faisant pas vraiment la part belle à la navigation.
Et comme si tout cela ne suffisait pas, les traditionnelles querelles sur les dangers inhérents à ce type d’épreuve ont été relancées après la mort du motard français Jean-Pierre Leduc, victime d’une chute au cours de la deuxième étape (Tambacounda-Kayes). Agé de 45 ans, il était marié et père d’un enfant.
DAKAR, 20 Janvier (AFP). — En décidant de bouder le Dakar-97, le constructeur français Citroën avait ouvert la voie du succès à son traditionnel rival japonais Mitsubishi, faisant redouter un manque de suspense sportif. Le déroulement du rallye-raid a démontré combien ces craintes étaient fondées.Pour se substituer aux affrontements Citroën-Mitsubishi, récurrents depuis six ans et qui tournaient à l’avantage systématique des premiers nommés (succès en 1991, 1994, 1995, 1996), les organisateurs voulaient croire en un improbable duel entre le géant japonais (vainqueur 1992 et 1993) et l’artisan français Jean-Louis Schlesser, même motorisé par SEAT.David n’a évidemment pas terrassé Goliath et les trois Pajero officiels quatre roues motrices sont venus à bout des deux buggies Schlesser deux roues...