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Actualités - Chronologie

OTAN et Chine, les deux gros dossiers extérieures du 2e mandat Clinton

WASHINGTON, 15 Janvier (AFP). — Bill Clinton devrait se consacrer davantage à la place des Etats-Unis dans le monde au cours de son second mandat, avec une équipe renouvelée et deux priorités: faire accepter à la Russie l’élargissement de l’OTAN et améliorer les relations avec la Chine.
Ce sont les deux sujets que le secrétaire d’Etat désigné Madeleine Albright a cités en tête de liste lorsqu’elle s’est présentée la semaine dernière devant le Sénat, qui doit entériner sa nomination.
Le programme qu’elle a détaillé aux sénateurs ne se démarquait de celui de l’actuel secrétaire d’Etat Warren Christopher que par l’ordre des priorités, le Proche-Orient étant relégué au second plan par les difficultés que connaît actuellement le processus de paix.
Même si elle est restée d’un classicisme absolu et d’une modération inhabituelle devant le Sénat, Mme Albright pourrait insuffler à la diplomatie américaine un dynamisme qui manquait à M. Christopher, espèrent ses partisans.
Elle aura au moins les coudées franches pour choisir ses plus proches collaborateurs. La plupart des principaux secrétaires d’Etat adjoints ont en effet annoncé leur départ.
Mme Albright a demandé à Dennis Ross, le principal médiateur américain au Proche-Orient, de rester à son poste, au moins jusqu’à ce que le processus de paix soit remis sur les rails. On le disait auparavant désireux de quitter le gouvernement après quelques mois de transition.
Le secrétaire d’Etat adjoint Strobe Talbott reste aussi en charge des relations avec Moscou, plongées dans l’incertitude par la maladie de Boris Eltsine.
La première tâche de la nouvelle équipe sera justement d’atténuer l’opposition de la Russie à l’ouverture de l’OTAN vers l’Est.
Le prochain sommet de l’Alliance, en juillet à Madrid, doit décider quels pays d’Europe de l’Est adhéreront en premier et quand. Il devrait proposer des négociations d’adhésion à la Pologne, la Hongrie et la République tchèque.
Pour calmer la Russie, l’OTAN a prévu de conclure avec elle une charte de coopération, actuellement en discussion.

La querelle
franco-US

Le sommet de Madrid doit aussi parachever la réforme interne de l’Alliance, que la querelle franco-américaine sur le commandement sud de l’OTAN menace de freiner. Paris revendique ce commandement pour l’Europe, au nom de la nouvelle répartition des tâches entre Européens et Américains après la guerre froide.
D’une manière générale, Washington devra renouer les fils du dialogue avec Paris après une série d’escarmouches, sur l’Afrique ou sur l’éviction de l’ONU de Boutros Boutros-Ghali.
Mais c’est la relation avec Pékin qui devrait avoir la priorité. Le sommet de Manille en novembre entre MM. Clinton et Jiang Zemin a relancé les contacts, sans résoudre les divergences sur Taïwan, les droits de l’homme ou les ventes de matériel militaire et nucléaire chinois.
Une série de visites croisées de haut niveau, dont l’ordre reste à déterminer, sont prévues dans les deux ans à venir.
Le retour de Hong Kong sous souveraineté chinoise, le 1er juillet, sera aux yeux des Américains un test des intentions démocratiques de Pékin.
Dans le domaine du désarmement, M. Clinton poussera le Congrès à ratifier la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, qui entre en vigueur fin avril, et tentera de convaincre Moscou de ratifier le plus vite possible le traité Start II (désarmement nucléaire stratégique).
Enfin la Bosnie, où un fort contingent américain continuera d’être stationné pendant 18 mois au moins, reste une zone à haut risque.
WASHINGTON, 15 Janvier (AFP). — Bill Clinton devrait se consacrer davantage à la place des Etats-Unis dans le monde au cours de son second mandat, avec une équipe renouvelée et deux priorités: faire accepter à la Russie l’élargissement de l’OTAN et améliorer les relations avec la Chine.Ce sont les deux sujets que le secrétaire d’Etat désigné Madeleine Albright a cités en tête de liste lorsqu’elle s’est présentée la semaine dernière devant le Sénat, qui doit entériner sa nomination.Le programme qu’elle a détaillé aux sénateurs ne se démarquait de celui de l’actuel secrétaire d’Etat Warren Christopher que par l’ordre des priorités, le Proche-Orient étant relégué au second plan par les difficultés que connaît actuellement le processus de paix.Même si elle est restée d’un classicisme absolu...