L’attentat a eu lieu non loin de son bureau d’avocats dans l’île de Lagos (centre) qu’il venait de quitter en voiture, avec son chauffeur, pour se rendre au procès de l’un de ses clients devant une haute cour d’Otta, dans l’Etat voisin d’Ogun, à 60 km au nord de Lagos, a précisé M. Adesanya aux journalistes.
M. Adesanya et son chauffeur sont indemnes.
«J’ai échappé (à cet attentat) par la grâce de Dieu. J’ai aujourd’hui 75 ans et je n’ai pas peur de la mort. Mais je ne voudrais pas mourir sous les balles d’assassins», a déclaré M. Adesanya.
Vendredi, au cours d’une conférence de presse à Lagos, l’ancien sénateur avait dénoncé l’existence d’un complot visant, selon lui, à l’éliminer ainsi que d’autres responsables de l’opposition nigériane d’ici fin janvier.
Arrivé à la hauteur des marchés populaires de Sura et Sangros, des inconnus — au nombre de trois ou quatre, selon lui — ont débouché en voiture d’une station service et ont pris en chasse son véhicule.
Soupçons
Les agresseurs ont immédiatement ouvert le feu en direction de l’arrière de sa voiture perforant en trois endroits la vitre arrière. L’un des projectiles a traversé le pare-brise et trois autres balles ont touché la voiture. Les inconnus ont alors doublé le véhicule de M. Adesanya et pris la fuite.
M. Adesanya s’est immédiatement rendu au poste de police le plus proche pour y faire une déposition.
Peu après son entretien avec les journalistes accourus à son bureau, un officier de police s’est présenté et lui a demandé de le suivre au quartier général de la police de Lagos.
Cet attentat manqué contre un responsable de l’opposition survient dans le contexte d’une série d’attentats à la bombe visant des militaires nigérians. La télévision nationale a diffusé des informations qui ont dirigé les soupçons vers l’opposition.
Perpétrés en moins d’un mois à Lagos, entre le 16 décembre et le 7 janvier, ces attentats ont fait officiellement deux morts (six, selon certaines informations de presse) et 47 blessés. Seul le dernier d’entre eux, contre un bus convoyant des militaires, a été revendiqué par une Organisation — inconnue — de libération du Nigeria (OLN).


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