LE CAIRE, 5 Janvier (AFP). — Le service de la poste égyptienne a estimé a priori que les tampons égyptiens sur sept des huit lettres piégées découvertes aux Etats-Unis étaient «falsifiés», tout en exprimant sa disposition à coopérer avec Washington dans cette affaire.
Selon un responsable de la poste égyptienne, «le service a envoyé une lettre officielle à l’ambassade des Etats-Unis au Caire lui demandant de lui envoyer les enveloppes de ces lettres pour vérifier si les tampons sont authentiques ou falsifiés».
«Toutes les lettres envoyées des diverses provinces de l’Egypte à l’étranger sont rassemblées dans le centre principal de la poste égyptienne au Caire avant d’être expédiées pour être soumises à des inspections très minutieuses à l’aide d’appareils sophistiqués de télédétection», a ajouté ce responsable. «Il est donc difficile de croire que ces lettres piégées ont bien été envoyées d’Alexandrie».
De même source, on précise cependant que les envois des sociétés de poste privées ne sont soumis qu’aux fouilles des aéroports égyptiens.
Le porte-parole du département d’Etat américain Nicholas Burns a déclaré vendredi que les Etats-Unis avaient demandé l’aide de l’Egypte pour enquêter sur ces lettres, interceptées avant d’avoir pu provoquer des dégâts. Elles étaient destinées au quotidien arabe Al-Hayat ainsi qu’à une prison du Kansas où est enfermé Mohammad Salameh, un islamiste jordanien d’origine palestinienne.
Il a été condamné en 1994 à 240 ans de prison pour implication dans l’attentat du World Trade Center, à New York en février 1993.

