Le Premier ministre britannique Andy Burnham accorde une interview télévisée à l'issue de sa rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz, à Berlin, en Allemagne, le 8 octobre 2026. Sean Gallup/Pool via REUTERS/Photo d'archive
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré lundi que l'incident près de la base aérienne anglaise de Fairford fin septembre était « presque certainement dirigé » par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien (IRGC), dans un discours devant le Parlement.
« Je peux confirmer que, selon notre évaluation, il est hautement probable qu'il (cet incident, ndlr) ait été coordonné depuis l'Iran, et presque certainement dirigé par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranienne », a déclaré le dirigeant travailliste.
« Nous ne tolérerons pas ces menaces sur notre sol. Nous réprimerons l'utilisation par l'Iran de réseaux criminels, en mobilisant l'ensemble de nos pouvoirs pour les cibler, eux et leurs circuits de financement », a-t-il ajouté.
En réponse à cette affirmation, les États-Unis et leurs alliés ont mis en garde l'Iran contre des actes « inacceptables ».
Le 27 septembre, la police était intervenue près de la base aérienne de Fairford, (sud-ouest de l'Angleterre), utilisée par les Etats-Unis pour mener des attaques contre l'Iran, après le signalement aux services d'urgence de « trois véhicules suspects ».
Un vaste périmètre avait été bouclé et des dizaines de foyers évacués autour de l'installation, utilisée par l'armée américaine pour des « opérations défensives », d'après Londres, dans la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran.
Mais l'incident reste entouré de mystère.
À l'intérieur des véhicules, la police a dit n'avoir trouvé « aucun engin explosif », mais de l'essence « en quantité ». Sept hommes, six Britanniques et un Britannico-Iranien - ont été arrêtés, mais tous ensuite libérés sous caution, sans être inculpés.
Après l'incident, les Etats-Unis ont annoncé le retrait de leurs bombardiers stationnés sur cette base.
Andy Burnham a aussi annoncé au Parlement de nouvelles sanctions contre Téhéran, tandis que le ministère des Affaires étrangères annonçait convoquer l'ambassadeur d'Iran à Londres, dans un communiqué.
Les nouvelles sanctions visent deux ressortissants iraniens pour leur implication « dans des activités hostiles au nom du régime iranien, dans le but évident de menacer, planifier ou exécuter des attaques à l'étranger », selon le chef de la diplomatie britannique, Ed Miliband.
Il s'agit de Ruhollah Bazghandi, chef des opérations de contre-espionnage au sein du Corps des Gardiens de la révolution islamique et Shahram Ali Reza Tamarzadeh Jakki, identifié comme un intermédiaire d'un réseau criminel. Tous deux voient leurs avoirs au Royaume-Uni immédiatement gelés et sont interdits de séjour sur le territoire britannique.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, figurent sur la liste officielle des entités désignées comme des menaces d'État, a rappelé M. Miliband.
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