Image satellite de l'aéroport King Khalid, le lendemain de l'attaque revendiquée par les houthis, soutenus par l'Iran au Yémen, à Riyad, en Arabie saoudite, le 11 octobre 2026. UNION EUROPÉENNE/COPERNICUS SENTINEL-2/Photo fournie par REUTERS
Après les attaques sanglantes des houthis samedi contre Riyad, qui ont tué au moins 12 personnes et blessé 309 autres, plusieurs responsables libanais se sont empressés d'exprimer durant le week-end leur solidarité avec le royaume wahhabite. L'attaque, qui a touché l'aéroport international King Khalid à Riyad, est la plus meurtrière en plus de dix ans en Arabie saoudite.
Le chef de l’État Joseph Aoun a exprimé samedi la « totale solidarité du Liban » et condamné des « agressions qui constituent une menace pour la sécurité et la stabilité du royaume, ainsi que pour la région toute entière ». Il a appelé au « respect de la souveraineté des États et l'intégrité de leurs territoires », soulignant son « refus de voir les installations civiles et vitales prises pour cible ». Le président a réaffirmé la profondeur des « relations fraternelles » unissant le Liban et l'Arabie saoudite, ainsi que « la volonté de Beyrouth de renforcer ces liens dans l'intérêt des deux peuples frères ».
De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a commenté les nouvelles menaces des houthies contre certains aéroports saoudiens, qui révèlent selon lui leur « volonté persistante d'attenter à la sécurité de l'Arabie ». « Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Je réitère la solidarité pleine et entière du Liban et son appui à toutes les mesures que le royaume jugera appropriées pour se défendre et protéger son peuple », a écrit M. Salam sur la plateforme X.
La diplomatie libanaise a aussi dénoncé dimanche « une violation flagrante des principes du droit international et des règles du droit humanitaire ». Le ministère libanais des Affaires étrangères a fait part de « son rejet catégorique de toute atteinte à la souveraineté, à la sécurité et à l'intégrité de l'Arabie saoudite ».
Le leader druze Walid Joumblatt a estimé pour sa part à que « seul le retour aux accords d'Islamabad et leur développement pourrait épargner à la région une ruine totale dont profiteraient les géants du pétrole et de l'armement ; tout pari sur un soutien extérieur relève de l'illusion et de la chimère ».
Signé le 17 juin 2026 par les États-Unis et l'Iran, le memorandum d'entente d'Islamabad vise à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient grâce à une médiation menée par le Pakistan et le Qatar. Depuis, les négociations sont au point mort entre Washington et Téhéran.