Des navires naviguant près du détroit d'Ormuz, vus de Musandam, Oman, le 31 août 2026. Photo Stringer/Reuters
L’Iran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours si les États-Unis réduisent leur pression militaire et lèvent le blocus imposé aux ports iraniens, a déclaré mardi un haut responsable iranien à l'agence Reuters, qui indique également que le secrétaire d’État américain Marco Rubio était disposé à discuter avec des responsables iraniens en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, mais qu’aucune rencontre n’était actuellement programmée.
« Les États-Unis doivent annoncer qu’ils veulent résoudre la question par la voie diplomatique, l’officialiser, puis convenir d’un calendrier définissant la manière dont le processus avancera », a déclaré le haut responsable iranien, avant d'ajouter que la délégation iranienne qui participe à l’Assemblée générale des Nations unies à New York disposait des « pleins pouvoirs » pour relancer la diplomatie.
Dans le même temps, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a assuré que les États-Unis étaient disposés à discuter avec la délégation iranienne en marge de l’Assemblée générale de l'ONU, tout en affirmant qu’aucune rencontre n’était pour l'instant à l'ordre du jour. « Nous y sommes ouverts. Je ne pense pas que quoi que ce soit soit prévu à ce stade, mais nous sommes certainement ouverts à quelque chose de ce type, surtout si cela peut déboucher sur quelque chose de positif et, au bout du compte, permettre d’atteindre l’objectif qui est au cœur de tout cela », a déclaré Marco Rubio dans une interview à l’émission « Today » de la chaîne NBC. « Cet objectif, c’est que l’Iran ne puisse jamais disposer de l’arme nucléaire. C’est tout simplement exclu », a-t-il ajouté.
Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a quitté Téhéran mardi matin pour New York, ne rencontrera pas le président américain Donald Trump au siège de l’ONU, a également indiqué le haut responsable iranien à Reuters. Selon lui, les détails d’un accord visant à mettre fin aux hostilités avec Washington pourraient être discutés à New York par l’intermédiaire de médiateurs, précisant que la proposition de Téhéran avait été transmise aux États-Unis par des intermédiaires le 16 septembre.
« L’Assemblée générale de l’ONU est une occasion en or pour les États-Unis de revenir à la diplomatie », a encore déclaré ce responsable, ajoutant que Téhéran accueillerait favorablement une reprise des discussions si Washington prenait des mesures concrètes.
Dimanche, le commandement central de l’armée iranienne avait affirmé avoir été informé que Washington se préparait à reprendre les opérations militaires avec le soutien de pays du Proche-Orient, avertissant qu’une telle initiative entraînerait une riposte de Téhéran « sans limites ni considérations ».
