Cette photo fournie par la marine américaine et diffusée par les Forces navales du Commandement central américain (NAVCENT) le 9 septembre 2026 montre un marin américain sur le pont d’envol du destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke USS Mason, le 4 septembre 2026. Photo Handout / US NAVY / AFP
Bahreïn a affirmé samedi qu'il ne participerait pas aux discussions prévues lundi à Oman entre l'Iran et des pays du Golfe sur le stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Après l'attaque fin février des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, Téhéran a riposté en lançant des frappes contre les pays du Golfe alliés de Washington.
Le royaume « ne prendra part à aucune réunion collective à laquelle participerait l'Iran avant le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays », a dit le ministère bahreïni des Affaires étrangères dans un communiqué, en rappelant que Téhéran avait mené des attaques contre « ses infrastructures et ses installations civiles ». La diplomatie iranienne a annoncé vendredi une rencontre à Oman avec des représentants de « l'Irak et d'autres pays du Golfe » visant à « favoriser une meilleure compréhension entre les pays de la région et contribuer à renforcer la sécurité régionale commune ».
Bahreïn, qui abrite la Cinquième flotte américaine, a estimé que le rétablissement des rapports de bon voisinage devait passer notamment par « l'arrêt des agressions » et le respect de la souveraineté des Etats.
Tout accord sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ 20% du pétrole mondial et de gaz naturel liquéfié, devrait se baser sur le droit international et garantir le passage des navires « sans discriminations, ni redevances ni autorisations », a-t-il estimé.