Un Iranien fait le plein de sa voiture dans une station-service de Téhéran (Iran), le 7 septembre 2026, à la veille d'une hausse du prix de l'essence dans le pays. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS.
L'Iran a menacé mardi les États-Unis d'une « guerre économique » et a affirmé avoir tiré un missile perfectionné sur des navires de guerre américains, soulignant ainsi les risques d'une nouvelle escalade du conflit, quelques jours seulement après un nouvel échange de coups entre les deux parties.
Ce conflit, qui dure depuis six mois, est marqué par une alternance de périodes d'accalmie et de flambées de violence ; les États-Unis ont fait état pour la dernière fois d'attaques contre des cibles iraniennes samedi, lorsque leurs forces ont frappé trois pétroliers iraniens. Les médias d'État iraniens ont rapporté que l'Iran avait utilisé dimanche le missile Qassem Basir dans des attaques visant plusieurs navires américains.
Malgré les tentatives américaines d'ouvrir le détroit d'Ormuz, l'Iran a continué de perturber la navigation sur cette artère vitale pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, et le trafic des navires transportant des matières premières a une fois de plus ralenti cette semaine.
Zone d’exclusion maritime
La République islamique a annoncé son intention de définir dans les prochains jours une nouvelle zone réglementée dans le Golfe ainsi qu'un nouveau couloir de navigation à travers le détroit d'Ormuz, bien que le calendrier de publication des détails reste incertain. Cette nouvelle zone réglementée débuterait à la limite du blocus américain imposé à l'Iran et s'étendrait à certaines parties du Golfe, a déclaré dimanche à la télévision d'État Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, précisant que tout navire pénétrant dans cette zone sera inscrit sur une liste de sanctions iraniennes. Le responsable a réitéré mardi ses menaces, à la fois économiques et militaires, sur X.
« Ces derniers jours, Washington a reçu un avertissement clair de la part des nouveaux missiles iraniens. À la guerre économique, il sera répondu par l'instauration d'une zone d'exclusion maritime s'étendant du golfe Persique jusqu'au périmètre de blocus. La posture opérationnelle vis-à-vis des navires de guerre et des bases américains a été fondamentalement réajustée », a-t-il poursuivi.
M. Rezaei faisait probablement allusion au missile balistique Qassem Basir qui, selon les médias iraniens, a été tiré en direction de navires de guerre américains près du détroit d'Ormuz. L'armée américaine a affirmé que ses navires avaient échappé à toute attaque de missile.
Malgré les offensives américaines d'envergure qui ont affaibli les forces conventionnelles de l'Iran et durement touché son économie déjà chancelante, le pays a conservé des capacités en matière de missiles et de drones lui permettant de menacer les pétroliers traversant le détroit d'Ormuz sans son autorisation et de frapper ses voisins du Golfe qui accueillent des bases militaires américaines.


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