Le chasseur de mines de la marine bulgare BGS Tsibar navigue sur le Bosphore en direction de la mer Noire, à Istanbul (Turquie), le 29 octobre 2020, après avoir participé à l'exercice multinational de lutte contre les mines « Nusret-2020 », dirigé par la marine turque. REUTERS/Murad Sezer/Photo d'archive
La Turquie a convoqué l'ambassadeur d'Ukraine à Ankara après l'attaque cette semaine d'un navire turc en mer Noire et d'un second bâtiment venu remorquer le premier, a annoncé samedi le ministère turc des Affaires étrangères.
Ces attaques ont eu lieu les 26 et 27 août, a précisé le ministère à l'AFP.
« Au cours de cet entretien, la Turquie a exprimé ses mises en garde concernant la nécessité impérative d'assurer la sécurité des personnes, des biens, de la navigation et de l'environnement en mer Noire », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Le 26 août, le navire turc « Lider Bordo Mavi » a été touché au large de Touapse, ville côtière russe sur la mer Noire ; le lendemain, le bâtiment « Lider Kocatepe », envoyé pour remorquer le premier navire, a également été pris pour cible, indique le ministère sans préciser si ces attaques ont fait des victimes à bord.
Le bateau endommagé a pu être remorqué jusqu'au port turc de Samsun (nord) selon la presse locale.
La Turquie a réclamé en août à la Russie et à l'Ukraine la mise en place d'un « moratoire » sur les attaques visant les navires commerciaux en mer Noire, dont elle est riveraine et qu'empruntent de nombreux bâtiments appartenant à des armateurs turcs opérant sous divers pavillons.
Plusieurs de ces navires commerciaux ont été visés par des attaques de drones attribuées à l'Ukraine, qui entend ainsi entraver le transport de céréales et d'hydrocarbures au bénéfice de la Russie.
Ankara qui entretient des relations avec les deux pays ne s'est pas jointe aux sanctions commerciales occidentales contre Moscou.
« Le conflit s'est étendu à toute la mer Noire. Au début, ils visaient les ports et les navires militaires. Maintenant, ils attaquent tous les navires commerciaux, sans distinction », avait déploré le 8 août le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, regrettant que « les navires (...) appartenant à des Turcs ou battant pavillon turc soient également touchés ».


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