Une vue aérienne de la centrale d’Arak le 19 juin 2025, dans le centre de l’Iran. Photo Maxar Technologies/AFP
Le quartier central Khatam el-Anbiya de l’armée iranienne a répondu samedi à une déclaration du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le nucléaire iranien, en affirmant que celui-ci est nécessaire « pour contrer la folie » israélienne. M. Netanyahu avait déclaré que « des armes nucléaires aux mains de l’Iran signifieraient la fin d’Israël ».
Ebrahim Zolfaghari, porte-parole de l’institution militaire iranienne, a écrit sur son compte X, s’adressant au Premier ministre israélien : « Vous avez déjà dévasté Gaza, la Palestine et le Liban, et maintenant vous cherchez à détruire l’Iran. Par conséquent, nous avons besoin des armes nucléaires pour contrer votre folie (...) Le message de l’Iran est clair : la capacité nucléaire est présentée comme un moyen de dissuasion contre toute nouvelle agression. »
Le nucléaire iranien est l’une des principales causes annoncées de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, qui a commencé le 28 février 2026 et a connu de nombreux bouleversements, sachant que le contrôle du détroit d’Ormuz a volé la vedette à ce dossier. Une frappe israélienne contre les sites nucléaires iraniens avait précédé cette guerre, en mai 2025, sans pour autant qu’il n’y ait de certitude sur le niveau de destruction réel des capacités nucléaires iraniennes.
Les efforts de la communauté internationale pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme atomique datent de nombreuses années avant cette dernière guerre, sachant que les Iraniens se défendent généralement de vouloir se doter de cette arme et déclarent se suffire du nucléaire civil. Une déclaration aussi claire que celle publiée samedi par Zolfaghari est peu commune.
La diplomatie et la défense, des outils « complémentaires »
Par ailleurs, samedi, le gouvernement iranien s'est engagé à faire preuve de fermeté face aux sanctions américaines et à ce qu'il a qualifié de « complots » américano-israéliens, affirmant que la diplomatie et la défense constituaient des outils « complémentaires, coordonnés et indissociables » pour protéger les intérêts nationaux, la sécurité et l'intégrité territoriale du pays.
Dans un communiqué publié par les médias d'État et repris par l'agence Reuters, le gouvernement iranien a déclaré qu'il poursuivrait ces deux voies simultanément et qu'il se concentrerait sur la maîtrise de l'inflation, la création d'emplois, le soutien à la production nationale et la réduction progressive de la dépendance au dollar.
Alors que les États-Unis et l'Iran étaient arrivés à un accord de principe en juin dernier, ouvrant la voie a 60 jours de négociations en vue d'un accord final, la situation s'est à nouveau dégradée. Après de nouvelles frappes américaines sur l'Iran, qui a riposté par des attaques contre ses voisins du Golfe, le président américain Donald Trump a opté pour une politique de pressions économiques et de sanctions.

