Un navire près du détroit d'Ormuz, vu depuis Musandam, Oman, le 24 août 2026. Photo REUTERS/Stringer
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a proposé lundi que l'institution qu'il dirige joue le rôle de « facilitateur » pour le transport maritime des engrais, aujourd'hui fragilisé par la paralysie du trafic dans le détroit d'Ormuz. « L'objectif est simple: réduire les risques immédiats, favoriser un transit plus ordonné et prévisible et contribuer à rétablir la confiance nécessaire à la diplomatie et à la désescalade », a déclaré le chef de l'ONU lors d'un point presse au siège de l'organisation.
Après avoir lancé en mars dernier des discussions à ce sujet, Antonio Guterres propose « un mécanisme d'enregistrement et de vérification des navires transportant, au moins dans un premier temps, des engrais et des produits connexes ». S'ajouterait à cette initiative un mécanisme de prévention des incidents piloté depuis Oman.
« Le mécanisme n'autoriserait pas le passage par le détroit d'Ormuz et ne modifierait pas les droits ou obligations des Etats membres au regard du droit international », a poursuivi M. Guterres. « Nous sommes totalement prêts à le mettre en place. Bien entendu, cela ne pourra se faire que si tous les pays impliqués dans ce conflit acceptent le mécanisme », a-t-il encore dit, voyant dans le rôle de l'ONU celui d'un « facilitateur neutre ».
En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a verrouillé le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les Etats-Unis et certains pays de la région.
De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le « contrôle total » du détroit et a affirmé qu'il en ferait, après la guerre, un « territoire américain ».

