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Deriane appelle au « courage de la paix » et juge la guerre « pas adaptée » au Liban


Deriane appelle au « courage de la paix » et juge la guerre « pas adaptée » au Liban

Le mufti Deriane entouré du Premier ministre actuel et de précédents Premiers ministres libanais. Photo ANI.

Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, a appelé lundi à « avoir le courage de l’espoir et le courage de la paix », estimant que « la paix est souvent plus difficile que la guerre », dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, à la mosquée Mohammad al-Amine, à Beyrouth.

« Nous devons avoir le courage de l’espoir et le courage de la paix. Ceux d’entre vous qui ont de l’expérience savent que la paix est souvent plus difficile que la guerre », a déclaré le mufti. « La décision d’une trêve pour mettre fin aux agressions et aux destructions massives est une décision courageuse », a-t-il affirmé, jugeant que « la décision de faire la guerre n’est peut-être pas actuellement adaptée à une vie libre et digne ni à un avenir prometteur ». « Au milieu de grandes souffrances, l’effort du pouvoir libanais pour mettre fin aux agressions israéliennes et aux destructions massives est un effort courageux et sage », a-t-il ajouté, rappelant que les guerres ont « détruit ce qui ne peut être récupéré ni oublié ».

Le mufti a salué les efforts des autorités libanaises pour sortir le pays de « l’état d’immobilisme qui a gouverné le pays et ses habitants pendant des années et des années ». « Nous avons devant nous et parmi nous une nouvelle ère, dont le président et son gouvernement ont décidé de changer », a-t-il affirmé. Dans ce contexte, cheikh Deriane a appelé à l’unité, affirmant que « la coopération et la coordination entre les trois présidences (chef de l’État, chef du gouvernement et chef du Législatif) constituent la garantie de l’unité du Liban et de l’unité de ses enfants ». « Aucun d’entre nous ne souhaite ni n’accepte une atmosphère de division nationale », a-t-il insisté, alors que les débats sur « le prestige de l’État et ses prérogatives en temps de paix comme en temps de guerre » touchent, selon lui, directement « l’existence du Liban et son avenir ».

À son arrivée à la cérémonie, le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi insisté sur les valeurs de paix et d’unité. « Nous nous remémorons, à travers la vie du prophète Mohammad, la justice, la miséricorde et la tolérance, le rejet de la division et du sectarisme, ainsi que la primauté de la paix et le rassemblement des gens autour du bien », a-t-il déclaré. Il a souhaité que les prochains jours apportent au Liban « la sécurité et la stabilité », que « nos compatriotes puissent regagner leurs terres et leurs foyers » et que tous les Libanais puissent se retrouver « sous le toit d’un seul État, fort et juste, qui préserve la dignité de ses enfants et les protège ».

Le Liban a été entraîné début mars dans le conflit opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, après que le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran. Israël a riposté par d’intenses bombardements sur le Liban et y a déployé des troupes, faisant plus de 4 300 morts, selon les autorités libanaises. Fin juin, quelques jours après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, le Liban et Israël ont conclu, sous parrainage américain, un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région. Le Hezbollah s’oppose à ces négociations entre Israël et le Liban, dont un huitième cycle doit se tenir à Rome début septembre. Depuis juin, Israël a néanmoins poursuivi ses frappes sur le Liban, affirmant notamment répondre à des « violations » de l’accord-cadre par le groupe chiite.




Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, a appelé lundi à « avoir le courage de l’espoir et le courage de la paix », estimant que « la paix est souvent plus difficile que la guerre », dans un discours prononcé à l’occasion de la commémoration de la naissance du prophète Mahomet, à la mosquée Mohammad al-Amine, à Beyrouth.« Nous devons avoir le courage de l’espoir et le courage de la paix. Ceux d’entre vous qui ont de l’expérience savent que la paix est souvent plus difficile que la guerre », a déclaré le mufti. « La décision d’une trêve pour mettre fin aux agressions et aux destructions massives est une décision courageuse », a-t-il affirmé, jugeant que « la décision de faire la guerre n’est peut-être pas actuellement adaptée à une vie libre et digne ni à un avenir prometteur »....