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Un soldat israélien lors du déploiement des forces israéliennes sur le plateau du Golan, près de la frontière avec la Syrie, le 7 décembre 2024. Photo d'archives AFP/Jalaa Marey

Direct Moyen-Orient

Damas s’attend à une reprise prochaine des négociations avec Israël malgré l’absence de confiance, affirme Chaïbani | Direct

Ce qu’il faut retenir

Les détonations des frappes menées par Israël pendant la nuit sur la colline stratégique de la région de Nabatiyé ont été entendues jusqu'à Saïda.

Plusieurs dynamitages ont été effectués par l'armée israélienne dans la « zone tampon », dans des localités des cazas de Marjeyoun, Bint Jbeil et Tyr.

L'Iran dit considérer comme un « ennemi » tout pays participant à la « guerre économique » de Washington.

11:49 heure de Beyrouth

La Syrie « tend la main » à Israël et s’attend à une reprise prochaine des négociations, affirme Chaïbani

La Syrie « tend la main » à Israël sur le plan diplomatique et l’appelle à saisir cette « occasion historique », a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad Chaïbani, à Reuters.

Le chef de la diplomatie syrienne a toutefois affirmé que Damas n’avait actuellement « pas confiance » en Israël et que sa priorité restait l’arrêt des attaques israéliennes contre la Syrie.

Selon M. Chaïbani, les contacts entre les deux pays ont été interrompus après le bombardement israélien d’une base militaire dans le nord-ouest, le 18 août. Damas s’attend néanmoins à une reprise prochaine des négociations avec Israël en vue de parvenir à un accord de sécurité, a-t-il indiqué.

11:35 heure de Beyrouth

Le chef de l’armée pakistanaise attendu lundi à Téhéran

Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, se rendra lundi à Téhéran, a annoncé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaei, selon un communiqué de la diplomatie iranienne.

Cette visite s’inscrit it dans le cadre des efforts déployés par le Pakistan pour renforcer la paix et la sécurité dans la région, a précisé M. Baghaei. Le Pakistan joue un rôle de médiateur dans les négociations entre l’Iran et les États-Unis visant à mettre fin à leur guerre.

11:27 heure de Beyrouth

Le président iranien admet que le pays traverse « de nombreuses difficultés »

Le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que la société iranienne traversait « de nombreuses difficultés », alors que les Etats-Unis cherchent à accentuer la pression sur l'économie iranienne par une nouvelle salve de sanctions.

« Je suis conscient que notre société traverse actuellement de nombreuses difficultés. Nous faisons tout notre possible pour éviter que la situation ne s'aggrave », a indiqué M. Pezeshkian dans un discours diffusé par la télévision d'Etat. Ces propos interviennent alors que les Etats-Unis ont promis jeudi de « faire s'effondrer » le régime iranien avec la campagne de sanctions annoncée, près de six mois après le début de la guerre.

Dimanche, M. Pezeshkian a réagi dans son discours au projet américain. « Nous sommes engagés dans une guerre totale sur les plans économique, militaire et sécuritaire. Il (le président américain Donald Trump, NDLR) affirme sans détour qu'il impose à l'Iran les sanctions les plus écrasantes ou les plus redoutables », a-t-il déclaré.

10:47 heure de Beyrouth

L'Iran dit considérer comme un « ennemi » tout pays participant à la « guerre économique » de Washington

Au niveau régional, et alors que le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a juré que Washington ferait « s'effondrer le régime » iranien avec les nouvelles sanctions; un responsable iranien a affirmé que Téhéran considérerait comme un « ennemi » tout pays participant à la « guerre économique » de Washington.

« Tout pays participant à la mise en place de restrictions économiques » à l'encontre de l'Iran sera « considéré comme un ennemi », a déclaré hier soir le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï.

« Nous déclarons à tous les pays autour de nous et tous les pays du monde : ne vous joignez pas à la guerre économique menée par les États-Unis », a déclaré M. Rezaï à la télévision d'Etat, après l'annonce par Washington d'un renforcement des sanctions économiques destinées à accentuer la pression sur Téhéran. Si les pays concernés refusaient de « prendre leurs distances » avec les Etats-Unis, l'Iran porterait « atteinte » à leurs intérêts », a-t-il ajouté. « Nous n'avons encore attaqué aucun intérêt économique américain » et « jusqu'à présent, nous n'avons ciblé que des bases militaires, mais s'ils veulent nous imposer des sanctions économiques, les Etats-Unis possèdent des entreprises pétrolières et économiques autour de l'Iran et ailleurs, et nous les frapperons », a poursuivi M. Rezaï. Si Donald Trump « mène une action (contre nous), notre confrontation sera comme un séisme », a-t-il encore menacé.

10:44 heure de Beyrouth

Les attaques israéliennes se poursuivent ce matin au Liban-Sud

Alors que depuis l'aube, les tirs se poursuivent sur Ali Taher et que des drones israéliens survolent intensément le Sud, des tirs d’artillerie ont visé une zone située entre Beit Yahoun et Baraachit (Bint Jbeil), et la périphérie de Meis el-Jabal (Marjeyoun), selon notre correspondant.

Des dynamitages ont en outre été signalés près de Mansouri (Tyr) et à Kounine (Bint Jbeil).

10:41 heure de Beyrouth

Dynamitages israéliens d'ampleur pendant la nuit dans plusieurs régions du Liban-Sud

Outre les attaques continues sur Ali Taher, l’armée israélienne a procédé dans la nuit à une série de dynamitages visant des maisons et des bâtiments à la périphérie ouest de Meis el-Jabal, Kantara, Taybé (Marjeyoun), ainsi qu'à Kounine et Haddatha (Bint Jbeil), selon notre correspondant.

Des frappes aériennes ont en outre visé Mansouri (Tyr) et la périphérie de Srebbine (Bint Jbeil), deux villages situés le long de la « ligne jaune » qui démarque la zone tampon établie par Israël au Liban-Sud.

Des attaques à la mitrailleuse et l'artillerie ont encore ciblé plusieurs autres villages du Sud pendant la nuit, dont Bayt el-Siyed et Mansouri (Tyr).

10:36 heure de Beyrouth

Nuit particulièrement violente au Liban-Sud, Israël cible Ali Taher avec des missiles à forte puissance explosive et du phosphore blanc

Le sud du Liban a connu l’une des nuits les plus violentes de ces derniers jours, avec une vaste escalade israélienne marquée par d’intenses frappes aériennes, des bombardements d’artillerie ciblés et continus, ainsi que des dizaines d’opérations de dynamitage visant des villages frontaliers occupés, selon les sources de notre correspondant Mountasser Abdallah. Les explosions de ces attaques ont retenti dans de larges secteurs du Sud, leur écho étant notamment audible jusqu’à Saïda.

La crête de Ali Taher, hauteur stratégique de la région de Nabatiyé dans laquelle se trouverait une base du Hezbollah, reste au centre de ces attaques, comme des tractations diplomatiques en cours pour tenter de circonscrire une offensive plus large. L'armée israélienne y a mené plusieurs frappes avec des missiles lourds, à forte puissance explosive, sur la colline de Ali Taher et près de la zone voisine de Dabché. Des dizaines d'obus d'artillerie, dont certains contenant du phosphore blanc, ont également été tirés sur la zone ainsi que sur Dohat Kfarremmane. Des incendies se sont déclarés dans la zone.

Une série de frappes aériennes a en outre visé des habitations de la périphérie de Nabatiyé el-Faouqa, en contrebas de Ali Taher, provoquant d'importants dégâts. Un habitant d’Ansar, à plusieurs kilomètres, a indiqué que la puissance des explosions était « énorme », et que les détonations donnaient l’impression qu’elles s’étaient produites à une centaine de mètres seulement de son domicile.

Retrouvez ici l'article de Mounir Rabih sur les dernières informations concernant les tractations sur le sort de la crête de Ali Taher.

10:11 heure de Beyrouth

Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Liban-Sud, pilonné par Israël qui concentre notamment ses attaques sur la crête de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé. Nous suivrons également les tensions dans la région, alors que les États-unis ont annoncé une future offensive « économique » contre l'Iran.


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