Des militaires du contingent espagnol de la Finul, le 8 avril 2026 dans la ville de Marjeyoun au Liban-Sud. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Le député Michel Moussa, qui appartient au bloc du président du Parlement Nabih Berry, a fait état mardi « d’efforts en vue de la venue d’une force onusienne au Liban-Sud, qui soit témoin des pratiques et des violations israéliennes », ajoutant « qu’il n’y a pas de réponse claire à ce propos jusqu’à ce jour ». Dans un entretien à la radio « Voix de tout le Liban », il a souhaité « que la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) reste (au Liban-Sud), bien que la date de son départ soit proche ».
Le mandat de la Finul prend fin le 31 décembre 2026, mais son retrait est programmé pour durer jusqu’à fin 2027. Lundi, le chef de l'Etat Joseph Aoun a déclaré souhaiter « en première option » que le mandat de la Finul soit prorogé, sur fond d'attaques israéliennes persistantes dans le Sud. Et, si ce n'est pas le cas, le déploiement d'une force internationale alternative pourrait être envisagé, avait-il également déclaré.
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit tenir aujourd’hui mardi des consultations à huis clos pour entendre Mohammad Khaled Khiari, secrétaire général adjoint pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique. Si un renouvellement in extremis de la mission de la Finul n’est pas exclu, des puissances occidentales s'affairent en coulisses à la mise sur pied d’une autre force multinationale au Liban-Sud.

