Le ministre allemand de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, prend la parole lors de l'inauguration du nouveau Centre de technologie pour la sécurité des drones sur le site de Cochstedt du Centre aérospatial allemand (DLR), dans l'est de l'Allemagne, le 18 août 2026. (Photo : Ronny HARTMANN / AFP)
Berlin a inauguré mardi un centre de recherches technologiques spécialisé dans la sûreté face aux drones à Hecklingen (est), dans un contexte de montée des menaces russes depuis l’invasion de l’Ukraine.
Ce centre « constituera un élément central de l'architecture de sécurité face à la menace hybride que représentent les drones », a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, moins de deux semaines après la découverte d’un aéronef explosif sur l’aéroport de Leipzig, un hub clé pour le transport de matériels civils et militaires de l’Ukraine et de l'Otan. « Cette journée revêt une importance particulière pour nous : nous renforçons considérablement notre capacité de riposte face aux drones agresseurs, a ajouté Alexander Dobrindt.
L’an passé, près de 1.000 drones suspects ont survolé des infrastructures critiques en Allemagne, premier soutien de Kiev face à Moscou, selon la police judiciaire fédérale.
Situé à environ 200 km au sud de Berlin, le centre de recherche de Hecklingen est installé sur un aéroport, utilisé jusqu'en 2013 par Ryanair. « Y seront testées de nouvelles applications et technologies, pour les entreprises, pour les administrations et de façon renforcée pour notre sécurité », a déclaré la ministre de la Recherche et de l'Espace, Dorothee Bär, lors de la cérémonie d'inauguration.
Après la découverte d'un drone explosif à l'aéroport de Leipzig il y a un peu moins de deux semaines, M. Dobrindt avait alerté « sur une nouvelle dimension de menace », évoquant un possible « scénario d'attaque hybride ». Recouvrant une panoplie d'actions allant du sabotage à l'espionnage, en passant par la désinformation ou les cyberattaques, le terme de guerre hybride est utilisé par les Européens, et au premier rang l'Allemagne, pour qualifier l'attitude hostile envers eux, imputée à la Russie.
Jusqu'ici, Berlin a refusé de spéculer sur les motivations des auteurs ou leur identité, affirmant que ces questions relevaient désormais de l'enquête.

