Un homme tient un drapeau iranien à côté d’un portrait du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, à Téhéran, en Iran, le 13 août 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS
Le Parlement iranien a approuvé dimanche un projet de loi qui criminaliserait les entretiens et autres communications avec des médias considérés comme hostiles à la République islamique, y compris les médias américains ou israéliens, ainsi que les organes financés par l’un ou l’autre pays, a rapporté le journal Shargh.
Selon ce projet de loi, qui doit encore être examiné par le Conseil des gardiens de la révolution avant de devenir loi, les entretiens ou la participation à des débats avec de tels médias seraient interdits et les infractions passibles d’une peine de six mois à deux ans de prison.
Les entretiens avec d’autres médias étrangers nécessiteraient une notification au ministère du Renseignement, tandis que tout contact avec des ambassades étrangères, des bureaux d’organisations étrangères ou d’autres institutions non iraniennes sans notification et autorisation écrite du ministère des Affaires étrangères serait passible d’une amende et de la privation de certains droits sociaux.
Le texte durcirait également les sanctions pour les crimes économiques commis sous la direction ou la supervision d’étrangers, interdirait la transmission d’informations à des ressortissants étrangers sans l’approbation du ministère du Renseignement et restreindrait la coopération scientifique avec des institutions étrangères en dehors d’une liste approuvée.
Le projet sanctionnerait également la présentation de propositions de politique ou de projets législatifs élaborés sous la direction des services de renseignement étrangers si cela portait atteinte à la sécurité ou à l’indépendance de l’Iran, avec des peines pouvant aller jusqu’à trente ans de prison. Les dossiers seraient instruits par les tribunaux révolutionnaires.
Ce texte ne marque pas la première fois que l’Iran criminalise la coopération avec des entités étrangères. Une loi adoptée en 2025 après une guerre de douze jours avec Israël avait déjà imposé des sanctions plus sévères en cas de collaboration présumée avec des États hostiles. La photojournaliste iranienne Yalda Moaiery a été condamnée en août à quinze ans de prison en vertu de cette loi, pour des accusations incluant la réalisation d’entretiens avec des médias jugés hostiles et la transmission de photographies à des organisations liées aux États-Unis et à Israël.
Cette information est une traduction d'une dépêche de l'agence Reuters.

