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Dernières Infos - Conflit

Des paramilitaires soudanais attaquent une ville frontalière de l'Ethiopie


Des femmes réfugiées soudanaises marchent dans le camp de réfugiés de Tulum, en pleine crise persistante au Soudan entre les Forces de soutien rapide (FSR) et l'armée soudanaise, dans la province de Wadi Fira, à l'est du Tchad, le 30 novembre 2025. Photo REUTERS/Amr Abdallah Dalsh//Photo d'archives

Des forces paramilitaires soudanaises ont affirmé mardi avoir attaqué une ville frontalière de l'Ethiopie, dans ce qu'une source de l'armée a décrit à l'AFP comme la dernière attaque lancée « depuis l'intérieur du territoire éthiopien ».

Depuis des mois, le gouvernement soudanais, aligné sur l'armée, accuse les paramilitaires rivaux des Forces de soutien rapide (FSR) de lancer des attaques depuis le sol éthiopien. Les autorités de Geissan, dans l'Etat du Nil Bleu, ont déclaré que les FSR, alliés à une faction du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N) dirigée par Abdelaziz al-Hilu, avaient attaqué la ville et les fermes environnantes mardi matin.

« Nos forces les affrontent et leur ont infligé de lourdes pertes », a indiqué la source militaire sous couvert d'anonymat, n'étant pas autorisée à parler aux médias. Les autorités éthiopiennes n'ont pas réagi dans l'immédiat.

Dans un communiqué, le gouvernement autoproclamé des FSR – basé dans la région du Darfour, à l'autre bout du pays – a affirmé que ses forces avaient « libéré la ville stratégique de Geissan », infligeant de « lourdes pertes » à l'armée. L'AFP n'a pas pu vérifier ces affirmations de manière indépendante.

L'Etat du Nil Bleu est devenu un front clé de la guerre qui déchire le Soudan depuis avril 2023, les FSR y menant des offensives terrestres et intensifiant les frappes de drones pour contester le contrôle de l'armée dans le sud-est du pays. Depuis début 2026, les combats ont déplacé environ 60.000 personnes à travers l'Etat, selon l'ONU.

En juillet, l'armée a repris la ville frontalière de Kurmuk, poursuivant sa progression pour sécuriser l'autoroute de 153 kilomètres reliant la région à El-Damazin, qu'elle contrôle, dans le nord de l'Etat. Les FSR et le MPLS-N-Hilu tiennent le sud du Nil Bleu, bordé par l'Ethiopie et le Soudan du Sud.

En mai, le gouvernement soudanais avait accusé l'Ethiopie et les Emirats arabes unis d'avoir facilité des attaques de drones lancées depuis le territoire éthiopien contre plusieurs Etats du pays, notamment sur Khartoum. Abou Dhabi est largement accusé d'armer les FSR, ce qu'il dément catégoriquement. L'Ethiopie a également nié héberger sur son territoire des forces des FSR ou émiraties.

Des forces paramilitaires soudanaises ont affirmé mardi avoir attaqué une ville frontalière de l'Ethiopie, dans ce qu'une source de l'armée a décrit à l'AFP comme la dernière attaque lancée « depuis l'intérieur du territoire éthiopien ». Depuis des mois, le gouvernement soudanais, aligné sur l'armée, accuse les paramilitaires rivaux des Forces de soutien rapide (FSR) de lancer des attaques depuis le sol éthiopien. Les autorités de Geissan, dans l'Etat du Nil Bleu, ont déclaré que les FSR, alliés à une faction du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N) dirigée par Abdelaziz al-Hilu, avaient attaqué la ville et les fermes environnantes mardi matin. « Nos forces les affrontent et leur ont infligé de lourdes pertes », a indiqué la source militaire sous couvert...