Le ministre indien des Affaires étrangères, S. Jaishankar (à droite), s'entretient avec la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, avant le 33e Forum régional de l'ASEAN (ARF), qui s'inscrit dans le cadre de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) à Pasay, dans la région métropolitaine de Manille, le 23 juillet 2026. Photo Ezra Acayan / POOL / AFP
Les pays de l'Union européenne ont trouvé un accord jeudi matin à Bruxelles pour infliger de nouvelles sanctions à la Russie, ont indiqué des diplomates, après plusieurs semaines de négociations.
Ce 21e paquet de sanctions vise notamment à prolonger pendant un an un dispositif de plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie, à 44 dollars le baril.
Il permet de limiter les revenus pétroliers de la Russie, qui financent une grande partie de sa guerre contre l'Ukraine.
Ce nouveau train de sanctions, fruit de semaines de négociations, a dû être allégé par rapport à la proposition initiale de Bruxelles.
Il a notamment fallu les adapter pour lever les réticences de la Grèce au sujet du gaz naturel liquéfié (GNL).
Athènes plaidait pour que l'UE autorise ses entreprises à continuer de transporter du GNL, tant qu'il est destiné à des clients en dehors de l'Europe.
Un compromis a été trouvé sur ce point. Ces transferts de GNL vers les pays tiers seront autorisés par dérogation pour les contrats conclus avant le 24 février 2022, date de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Les pays européens réexamineront cette dérogation chaque année.
Ce paquet de sanctions comprend également des interdictions de transactions visant le secteur financier russe, ainsi que de nouvelles mesures à l'encontre des cryptomonnaies.
Il vise également de nouveaux navires pétroliers de « la flotte fantôme », utilisés par la Russie sous de faux pavillons pour transporter de l'énergie et autres marchandises.
Et il comprend de nouvelles restrictions commerciales afin de fragiliser l'industrie militaire russe.

