Des proches des victimes de l’explosion du 4 août 2020 au port de Beyrouth, rassemblés en face des lieux du drame, le 4 août 2026, cinq ans et onze mois après la tragédie. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
Les proches des victimes de la double explosion au port de Beyrouth ont demandé samedi que justice leur soit rendue, alors que l'enquête sur le drame continue de piétiner en raison des ingérences politiques.
Une vingtaine de proches ont pris part au sit-in mensuel, selon notre journaliste sur place Matthieu Karam. « Nous adressons un message clair à tous ceux qui pensent que le temps effacera ce crime : le temps ne l'effacera pas, la vérité ne sera pas ensevelie et les responsabilités ne disparaîtront pas », ont souligné les familles dans un communiqué. Elles ont également demandé « à tous les responsables de cesser toute ingérence dans la justice et de permettre au juge d'instruction (Tarek Bitar) d'accomplir sa mission en toute liberté et indépendance, car la justice n'est pas un choix politique, mais un droit constitutionnel, humain et moral ».
Le 4 août 2020, l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’histoire a dévasté une grande partie de la capitale libanaise, faisant plus de 220 morts et 6 500 blessés. Cette déflagration a été causée par un incendie dans un entrepôt du port où étaient stockées sans précaution plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium, malgré des avertissements réitérés aux plus hautes autorités, accusées de négligence.


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