Le nouvel Air Force One offert par le gouvernement qatari aux États-Unis, à la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, le 1ᵉʳ juillet 2026. Photo Kylie Cooper/Reuters
Donald Trump a déclaré qu'il était « impatient » d'effectuer son premier vol mercredi à bord de son nouvel Air Force One, remerciant le Qatar pour ce cadeau controversé d'un avion de luxe.
Le président américain a affirmé que les États-Unis « ne pourraient pas construire un avion comme celui-ci » - malgré le fait que l'appareil, un Boeing 747-8 largement modifié, ait été fabriqué à l'origine dans le pays.
« Pour être honnête avec vous, je suis impatient de ce premier vol. Personne n'a jamais vu quelque chose de semblable », a-t-il déclaré aux journalistes voyageant avec lui, avant un déplacement dans le Dakota du Nord (nord des Etats-Unis) dans le cadre des célébrations du 250ᵉ anniversaire de l'indépendance américaine.
« Ils viennent tout juste de l'achever. Ils l'ont adapté pour un président, ce qui implique toutes les exigences de sécurité et tous les équipements sophistiqués dont il est doté. C'est très complexe, vraiment exceptionnel », a ajouté Donald Trump à la base aérienne Andrews, près de Washington.
Ce don d'un avion estimé à plusieurs centaines de millions de dollars par une puissance étrangère, le Qatar, a suscité de nombreuses critiques sur les plans éthique, constitutionnel et sécuritaire.
Le riche Etat du Golfe, qui joue également un rôle clé de médiateur dans les discussions entre Washington et Téhéran, a offert l'appareil l'an dernier. Celui-ci a depuis subi d'importantes modifications et une série de tests.
Ce premier vol intervient au lendemain de nouvelles interrogations d'ordre éthique visant le président, après la publication de documents faisant état de gains d'environ 1,2 milliard de dollars liés aux activités de sa famille dans le secteur des cryptomonnaies lors de sa première année de retour au pouvoir.
Mais M. Trump a rejeté toute accusation d'irrégularité, affirmant que le coût de l'adaptation de l'avion pour les contribuables américains était « très faible par rapport à ce que cela aurait coûté si nous avions procédé autrement ».
« Franchement, nous ne pourrions pas construire un avion comme celui-ci parce que nous ne serions pas prêts à dépenser une telle somme. Eux ont dépensé sans compter », a-t-il insisté.
L'appareil servira de solution transitoire dans l'attente de la livraison par Boeing de deux nouveaux Air Force One spécialement conçus, attendus d'ici à deux ans après plusieurs retards et dépassements de coûts.
Donald Trump est depuis longtemps obsédé par le remplacement de la flotte présidentielle vieillissante, même si l'un des appareils semblait accompagner mercredi son déplacement en tant qu'avion de secours.

