Un homme fumant le narguilé est assis près de décombres à Nabatiyé el-Faouqa, dans le sud du Liban, le 23 juin 2026. Photo: Fadel Itani/AFP
Le président du conseil municipal de Froun Hassan Bazzi a affirmé dimanche à L'Orient-Le Jour que la localité du Liban-Sud n'est pas sous occupation israélienne et se situe entièrement en dehors de la Ligne jaune, rejetant les informations selon lesquelles elle figurerait parmi les « zones pilotes » envisagées par Israël.
Située dans le caza de Bint Jbeil, Froun est régulièrement la cible de frappes israéliennes et se trouve à proximité des localités de Ghandouriyé et Qoussayr. Selon la cartographie des opérations militaires réalisée par notre journal et les informations recueillies par notre correspondant au Liban-Sud, rien n'indique que l'armée israélienne soit présente dans la localité.
Hassan Bazzi a assuré que Froun se situe entièrement en dehors de la Ligne jaune, qui délimite la zone dans laquelle l'armée israélienne s'est unilatéralement octroyé une liberté d'action totale contre le Hezbollah. Cette « Ligne jaune » désigne une zone tampon s'étendant approximativement entre huit et dix kilomètres au nord de la frontière, au sud du Litani, et englobant au moins 55 villes et villages libanais, parmi lesquels Bint Jbeil et Khiam. Aucune partie de Froun n'est sous contrôle israélien et les informations diffusées « ne reflètent pas la réalité sur le terrain », a-t-il insisté. L'élu a précisé que l'armée libanaise occupe des positions à la périphérie du village, soulignant que les habitants n'ont constaté aucune présence militaire autre que celle de l'armée libanaise à l'intérieur du village.
Il a aussi expliqué que depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, la municipalité coordonne ses efforts avec l'armée afin de rouvrir les routes, éliminer les dangers laissés par la guerre et faciliter le retour progressif des habitants après les importantes destructions subies par le village. Il a ajouté que l'école publique avait été transformée en centre d'hébergement provisoire pour les familles dont les maisons ont été détruites, en coordination avec le ministère de l'Éducation.
Il a enfin indiqué que les travaux de reconstruction se poursuivaient, notamment la remise en état du réseau d'eau, la réhabilitation d'un puits artésien et la réparation d'une installation d'énergie solaire endommagée.
Cette controverse intervient alors que se poursuivent les discussions autour d'un dispositif de sécurité pour l'après-guerre au Liban-Sud, prévoyant notamment la création de « zones pilotes » où les responsabilités seraient progressivement transférées à l'armée libanaise, au fur et à mesure du retrait par étapes des forces israéliennes.



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