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Dernières Infos - Guerre

Soudan : des ONG alertent à leur tour sur le risque d' « atrocités » à El-Obeid


Une femme soudanaise est assise avec son enfant dans le camp al-Rahmaniyah pour les personnes déplacées, près de la ville d'El-Obeid dans la région sud du Kordofan, le 25 juin 2026. Photo AFP

Près de quarante ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont mis en garde vendredi contre un risque d' « atrocités » à El-Obeid, grande ville du Soudan où l'ONU craint une attaque des paramilitaires.

Dans une lettre adressée aux Etats membres du Conseil des droits de l'homme, ces 38 ONG exhortent l'organe onusien à « examiner de toute urgence la situation à El-Obeid et dans ses environs » et à prendre des mesures « pour prévenir les atrocités ».

Les ONG appellent également le Conseil des droits de l'homme à dénoncer « les acteurs étrangers qui soutiennent les belligérants, y compris les Emirats arabes unis », afin de prévenir de nouvelles atrocités.

El-Obeid, dans la région du Kordofan, fait l'objet depuis plusieurs mois d'un siège des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre contre l'armée régulière depuis avril 2023.

Les FSR sont accusées d'avoir commis de multiples exactions lors de la prise en octobre d'El-Facher, dernière grande ville du Darfour qui leur résistait encore. En février, une mission d'enquête de l'ONU a même fait état d'actes de « génocide ».

Depuis quelques jours, les déclarations alarmantes se multiplient sur la scène internationale au sujet de la situation à El-Obeid.

Mardi, sept pays européens, dont le Royaume-Uni et la France, ont appelé les FSR à « arrêter immédiatement » leur offensive. Lundi, les Etats-Unis se sont alarmés d'un risque imminent « d'atrocités de masse ».

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé samedi les mêmes inquiétudes et appelé les forces paramilitaires encerclant El-Obeid à reculer.

Alors qu'El-Obeid et ses environs « paraissent menacées par une offensive imminente des FSR et de leurs alliés après 18 mois de quasi-siège, et que des informations crédibles signalent des risques d'atrocités et de nouvelles violations à travers le Soudan, le Conseil des droits de l'homme devrait tenir un débat urgent lors de sa 62e session (en cours NDLR) ou convoquer rapidement une session extraordinaire », demandent les ONG.

Elles estiment que le Conseil des droits de l'homme - qui ne peut se réunir en urgence qu'à la demande des Etats - devrait demander à la mission de l'ONU sur le Soudan de mener une enquête d'urgence sur la situation.

Les « autres acteurs extérieurs soutenant les FSR ou les différentes parties au conflit soudanais, y compris les Forces armées soudanaises (FAS), devraient eux aussi être condamnés et rendre des comptes pour les violations qu'ils ont commises ou contribué à faciliter, dont certaines pourraient constituer des crimes au regard du droit international », soulignent les ONG.

Le conflit au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts et forcé, au plus fort du conflit, plus de 12 millions de personnes à fuir leur foyer, notamment au Tchad voisin, selon l'ONU.

Près de quarante ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont mis en garde vendredi contre un risque d' « atrocités » à El-Obeid, grande ville du Soudan où l'ONU craint une attaque des paramilitaires.Dans une lettre adressée aux Etats membres du Conseil des droits de l'homme, ces 38 ONG exhortent l'organe onusien à « examiner de toute urgence la situation à El-Obeid et dans ses environs » et à prendre des mesures « pour prévenir les atrocités ».Les ONG appellent également le Conseil des droits de l'homme à dénoncer « les acteurs étrangers qui soutiennent les belligérants, y compris les Emirats arabes unis », afin de prévenir de nouvelles atrocités.El-Obeid, dans la région du Kordofan, fait l'objet depuis plusieurs mois d'un siège des paramilitaires des Forces de soutien...