Le secrétaire d'État américain Marco Rubio (L) s'entretient avec le ministre des Affaires étrangères du Koweït, le cheikh Jarrah Jaber al-Ahmad al-Sabah, lors d'une réunion avec les ministres des Affaires étrangères des États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à Manama, le 25 juin 2026. Photo Eric Lee / POOL / AFP
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a réitéré jeudi le refus de Washington d'une mise en place de péages dans le détroit d'Ormuz, en affirmant qu'elle pourrait engendrer un « chaos total ».
« Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie », a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).
Le chef de la diplomatie américaine, qui effectue sa première tournée régionale depuis la signature entre les Etats-Unis et l'Iran d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré que les Etats-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas « à n'importe quel prix ».
« Même si nous voulons un accord, nous ne voulons pas d'un accord à n'importe quel prix », a-t-il dit devant ses pairs des pays du Golfe. « Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté », a poursuivi M. Rubio.
Le chef de la diplomatie américaine qui s'est rendu aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn – pays fortement touchés par les attaques de l'Iran en représailles aux frappes américano-israéliennes – a également donné l'assurance que les intérêts des pays du Golfe seraient pris en compte. « Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe », a affirmé M. Rubio.
Son homologue de Bahrein, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, a lui mis en avant les « incertitudes » qui affectent ces pays du Golfe.
Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

