Les prix du carburant sont affichés dans une station-service de Brooklyn, le 1er juin 2026, à New York. Photo PENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Les cours du pétrole sont en légère baisse mardi, le marché observant davantage de trafic maritime via le détroit d'Ormuz, malgré des points de tension persistants dans les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis. Vers 09H05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 0,67%% à 77,38 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, dont c'est le première jour d'utilisation comme contrat de référence, cédait 0,56% à 73,45 dollars.
Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d'Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, après la conclusion d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran. Ce flux représente environ un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour), mais la hausse des passages de navires via ce détroit particulièrement stratégique est encourageante pour le marché pétrolier. Et cette augmentation du trafic dans le détroit « survient alors que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis continuent d'acheminer 6 à 7 millions de barils par le biais de pipelines contournant le détroit », ce qui est beaucoup plus qu'avant la guerre, souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
Par ailleurs, « les réserves stratégiques (débloquées durant la guerre, ndlr) continuent d'acheminer du pétrole sur le marché », ajoute l'analyste. Selon lui « la Maison Blanche veut inonder le marché » pour faire baisser le plus vite possible les prix. Mais après des annonces favorables à la baisse des cours lundi, avec par exemple l'autorisation par les Etats-Unis jusqu'au 21 août des transactions portant sur les hydrocarbures iraniens, mardi des points de tension semblent ressurgir.
Téhéran a répété vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, alors que Washington s'y oppose. De plus, l'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites clés bombardés par Israël et les Etats-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. Le vice-président américain JD Vance avait pourtant affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne.

