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Dernières Infos - Nucléaire

L'Iran ne prévoit pas de laisser l'AIEA inspecter les sites bombardés


Le drapeau iranien, le symbole de l'atome et les mots « Programme nucléaire » apparaissent sur cette illustration créée le 16 juin 2025. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/Photo d'archive

L'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites clés bombardés par Israël et les Etats-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. A l'issue de pourparlers en Suisse entre l'Iran et les Etats-Unis sous médiation du Pakistan et du Qatar, le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne. « Il s'agit d'une étape majeure » et « d'un premier pas vers la dénucléarisation définitive, c'est-à-dire l'arrêt définitif du programme d'armement nucléaire iranien », avait-il ajouté.

Mais Téhéran a refuté avoir convié les inspecteurs de l'AIEA sur les principaux sites de son programme nucléaire, ciblés par des frappes israélo-américaines. « Nous n'avons pas eu de réunion avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique », Rafael Grossi, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. « Nous ne prévoyons pas non plus que l'Agence inspecte les installations nucléaires iraniennes endommagées par l'agression militaire américaine et sioniste », a-t-il souligné lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle a assisté l'AFP.

L'ambassadeur iranien Ali Bahreini auprès des Nations unies à Genève a lui aussi démenti toute décision de ce type. « Il est trop tôt pour aborder ces questions », qui relèvent « de la prochaine étape » selon le protocole d'accord conclu la semaine dernière, a-t-il dit aux journalistes. Toute information à ce sujet est « erronée ». En juin 2025, lors de la guerre des 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran, les Etats-Unis avaient bombardé trois sites à Fordo, Natanz et Ispahan, le président américain Donald Trump se prévalant alors d'avoir « anéanti » le programme nucléaire du pays.

Le complexe de Natanz a été de nouveau visé lors du conflit lancé le 28 février. L'étendue exacte des dégâts n'est pas connue et l'Iran brandit des questions de sécurité pour refuser l'accès aux sites. En vertu d'une loi votée par le Parlement, l'Iran a suspendu en juillet 2025 sa coopération avec l'AIEA. Téhéran reprochait notamment à l'instance onusienne de ne pas avoir condamné l'offensive israélo-américaine.

L'Iran avait toutefois accepté en septembre 2025 d'accueillir de nouveau des inspecteurs, après s'être mis d'accord sur un nouveau cadre et des membres de l'agence se sont rendus ces derniers mois sur place, y compris en juin 2026 pour visiter la centrale nucléaire de Bouchehr. Mais ils n'ont pas eu accès aux sites bombardés. « Il n'existe, en substance, aucun protocole à cet égard », a réitéré mardi le porte-parole de la diplomatie iranienne.


L'Iran n'a pas l'intention de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites clés bombardés par Israël et les Etats-Unis, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères. A l'issue de pourparlers en Suisse entre l'Iran et les Etats-Unis sous médiation du Pakistan et du Qatar, le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi que les Iraniens avaient « accepté d'inviter à nouveau les inspecteurs » de l'instance onusienne. « Il s'agit d'une étape majeure » et « d'un premier pas vers la dénucléarisation définitive, c'est-à-dire l'arrêt définitif du programme d'armement nucléaire iranien », avait-il ajouté.Mais Téhéran a refuté avoir convié les inspecteurs de l'AIEA sur les principaux sites de...