La présidente du groupe parlementaire de La France insoumise, Mathilde Panot, le 17 juin 2026 à Paris. Photo Guillaume BAPTISTE / AFP
Le groupe parlementaire de La France insoumise, par la voix de sa présidente Mathilde Panot, a demandé lundi au gouvernement l'organisation d'un débat à l'Assemblée nationale sur la situation au Moyen-Orient, dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu et publié sur X. Selon Mme Panot, la signature du protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis le 17 juin dernier constitue une « nouvelle donne diplomatique » qui « apporte des certitudes et de nombreuses interrogations ». « Dans ce contexte, la représentation nationale doit pouvoir débattre de la situation et du rôle que la France pourrait être amenée à jouer », estime le groupe.
Les députés LFI considèrent notamment que l'éventuelle participation de la France à une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz, évoquée par le président Emmanuel Macron lors du sommet du G7 à Evian, « engagerait la Nation et justifie pleinement un débat devant le Parlement ». Par ailleurs, le groupe souhaite obtenir des précisions sur la position du gouvernement concernant le renouvellement du mandat des « plus de 700 militaires français enagagés au sein de la Finul, au Liban ». Enfin, les députés LFI souhaitent discuter de l'action de la France, qu'ils jugent insuffisante, en faveur « du maintien des conditions d'un État de Palestine viable et contigu, de la fin de la colonisation en Cisjordanie, et de l'arrêt du génocide à Gaza ».
Mathilde Panot demande au Premier ministre d'activer l'article 50-1 de la Constitution, ce qui prendrait la forme d'une déclaration du gouvernement, avant des interventions de chacun des groupes parlementaires. Ce débat n'a aucune valeur législative mais peut donner lieu à un vote qui n'engage pas la responsabilité du gouvernement.

