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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Qaani menace Israël « d’une épopée comme en 2000 » au Liban-Sud


Qaani menace Israël « d’une épopée comme en 2000 » au Liban-Sud

Esmaïl Qaani, chef de la force Al-Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique, s'exprimant lors d'une cérémonie commémorative en l'honneur de Kassem Soleimani à Téhéran en janvier 2024. Photo Atta Kenare/AFP

Le chef de la force iranienne d’élite al-Qods des gardiens de la révolution, Esmaïl Qaani, a menacé lundi Israël d’un scénario similaire à celui qu’il qualifie de « défaite humiliante » d’Israël en 2000 au Liban-Sud, « au cas où il ne se retire pas volontairement » des territoires libanais occupés depuis le 2 mars.

En 2000, l’armée israélienne, qui occupait ce qui était connu alors comme la « bande frontalière » entre les deux pays depuis les années 80, s’était retirée unilatéralement sans accord. Le camp du Hezbollah avait alors considéré cela comme une grande victoire, célébrée tous les ans le 25 mai, mais avait refusé de reconnaitre que le territoire libanais était entièrement libéré en attendant que le secteur disputé (avec la Syrie) des fermes de Chebaa ne le soient. Cette libération de 2000 est largement imputée à la résistance du Hezbollah, allié de l’Iran.

Dans un entretien paru lundi dans « Russia Today », Esmaïl Qaani s’est adressé aux soldats israéliens, avec le message suivant : « Vous avez perdu en moins de quatre jours 100 des vôtres entre tués et blessés, et si vous n’allez pas vous retirer de votre propre chef, vous serez chassés et vous serez humiliés, comme lors de l’épopée de 2000. » L'armée israélienne a reconnu la mort, la semaine dernière, de six de ses soldats dans les combats au Liban-Sud.

Le Hezbollah et Israël sont en guerre depuis que le parti chiite a lancé des missiles contre le territoire israélien le 2 mars 2026, pour soutenir l’Iran après l’attaque israélo-américaine contre ce pays. L’armée israélienne occupe actuellement près de 6 % du territoire libanais, et a détruit totalement ou partiellement des dizaines de villages et villes. Le bilan est d’au moins 4 000 tués, et reste beaucoup moins lourd côté israélien.

Le conseiller du Guide suprême iranien a fait assumer aux États-Unis « la responsabilité des agressions et des provocations israéliennes au Liban ». « Les États-Unis appuient l’escalade actuelle », a-t-il lancé, en allusion aux combats intenses avant l’entrée en vigueur du dernier cessez-le-feu en date, il y a deux jours.

L’Iran et les États-Unis ont entamé dimanche des pourparlers en Suisse, dont l’un des points essentiels est le Liban. Ce qui n’a pas empêché le président américain Donald Trump de menacer Téhéran de nouvelles frappes s’il ne met pas au pas son allié le Hezbollah.

Le chef de la force iranienne d’élite al-Qods des gardiens de la révolution, Esmaïl Qaani, a menacé lundi Israël d’un scénario similaire à celui qu’il qualifie de « défaite humiliante » d’Israël en 2000 au Liban-Sud, « au cas où il ne se retire pas volontairement » des territoires libanais occupés depuis le 2 mars.En 2000, l’armée israélienne, qui occupait ce qui était connu alors comme la « bande frontalière » entre les deux pays depuis les années 80, s’était retirée unilatéralement sans accord. Le camp du Hezbollah avait alors considéré cela comme une grande victoire, célébrée tous les ans le 25 mai, mais avait refusé de reconnaitre que le territoire libanais était entièrement libéré en attendant que le secteur disputé (avec la Syrie) des fermes de Chebaa ne le soient. Cette libération...