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Dernières Infos - Guerre Au Liban

Les négociations directes à Washington n’ont pour but « que d’obéir aux dictats américains », accuse le Hezbollah


Les négociations directes à Washington n’ont pour but « que d’obéir aux dictats américains », accuse le Hezbollah

Le député Hassan Fadlallah, s'exprimant lors d'une cérémonie en hommage aux "martyrs" du Hezbollah, dans un lieu non précisé, le dimanche 21 juin 2026. Photo fournie par Mountasser Abdallah

Le Hezbollah a lancé, dans un communiqué publié dimanche, une violente diatribe contre le nouveau round de négociations directes entre Libanais et Israéliens qui devrait avoir lieu lundi à Washington, estimant qu’il n’aura pour but que « d’obéir aux diktats de l’administration américaine, qui bafouent la souveraineté du Liban et repositionnent le pays du côté de ceux qui se réconcilient avec l’occupation sioniste et son entité illégitime ». Et le parti chiite d’ajouter : « Il ne faut absolument pas espérer que ces négociations débouchent sur quoi que ce soit de positif, car leur point de départ est erroné et suspect, et leur objectif est la soumission et la capitulation ».

Le Hezbollah craint que ces pourparlers ne constituent « un obstacle » aux efforts de résistance sur le terrain, assurant que les autorités libanaises « pourraient tirer parti des immenses sacrifices » du peuple. Il estime que la poursuite de ces négociations directes s'effectue « en violation du Pacte national, de la Constitution et des lois, et représente une capitulation face aux manœuvres des États-Unis et d’Israël ».

Fadlallah : « Tirer parti » du soutien de l'Iran

Pour sa part, le député du Hezbollah Hassan Fadlallah s’est félicité du fait que la cessation des hostilités au Liban est une « condition préalable aux négociations en cours en Suisse » entre l’Iran et les États-Unis. « La République islamique nous a fait savoir qu’il n’y aurait pas de de pourparlers avant le cessez-le-feu, ni d’accord avant un retrait de l’armée ennemie du Liban », a-t-il martelé.

L’Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d’entente et entamé dimanche en Suisse des négociations en vue d’un accord final d’ici 60 jours. Téhéran a placé la condition d’un cessez-le-feu et d’un retrait israélien du Liban-Sud au centre de ces pourparlers.

Abordant la question des négociations directes entre le Liban et Israël à Washington, le député s’est demandé « quels sont les atouts des autorités libanaises, de quelles capacités disposent-elles, sur quoi souhaiteraient-elles négocier et quelles concessions sont-elles prêtes à consentir ». Le Hezbollah est hostile à ces pourparlers directs depuis les premiers rounds en avril, estimant que le Liban doit figurer dans les négociations régionales.

M. Fadlallah s’est adressé aux autorités libanaises en affirmant que « la résistance ne les appuie pas, ainsi qu'une grande partie du peuple, tandis que la République islamique est avec nous, soutient notre cause et se range aux côtés du Liban ». Il les a appelées « à tirer parti de cet atout majeur » que représente l’Iran, assurant que « ce pays ne veut pas se substituer à l’État ».

Le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam tiennent un discours souverainiste depuis le début du conflit entre le Hezbollah et Israël le 2 mars. Ils sont favorables aux négociations directes avec l’État hébreu et la restauration du monopole d’État sur les armes. Les activités militaires du Hezbollah sont considérées comme hors la loi par le gouvernement libanais depuis le début de la guerre.

Le Hezbollah a lancé, dans un communiqué publié dimanche, une violente diatribe contre le nouveau round de négociations directes entre Libanais et Israéliens qui devrait avoir lieu lundi à Washington, estimant qu’il n’aura pour but que « d’obéir aux diktats de l’administration américaine, qui bafouent la souveraineté du Liban et repositionnent le pays du côté de ceux qui se réconcilient avec l’occupation sioniste et son entité illégitime ». Et le parti chiite d’ajouter : « Il ne faut absolument pas espérer que ces négociations débouchent sur quoi que ce soit de positif, car leur point de départ est erroné et suspect, et leur objectif est la soumission et la capitulation ».Le Hezbollah craint que ces pourparlers ne constituent « un obstacle » aux efforts de résistance sur le terrain, assurant que les...