Un homme est assis au sommet d'une colline près de bâtiments détruits et gravement endommagés au camp de Nuseirat pour les réfugiés palestiniens dans la bande de Gaza centrale, le 19 juin 2026. Photo Eyad Baba/ AFP
Des sources médicales dans la bande de Gaza ont annoncé samedi la mort de cinq personnes, dont quatre membres d'une même famille, dans des frappes israéliennes, malgré le cessez-le-feu fragile en vigueur dans le territoire palestinien. Une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit contre un immeuble du quartier de Sabra, dans la ville de Gaza, a tué quatre membres de la famille al-Safadi - le père, la mère et leurs deux filles -, a indiqué la Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas. Elle a précisé que la frappe avait également fait 12 blessés.
L'hôpital al-Chifa de Gaza a confirmé avoir reçu les corps de quatre membres de la famille al-Safadi, dont deux enfants. L'établissement a également indiqué avoir reçu un cinquième corps après une frappe distincte de drone israélien près d'un carrefour, dans le nord de la ville de Gaza. Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat à ces informations.
Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer la trêve entrée en vigueur en octobre dernier, tandis que la bande de Gaza reste en proie aux violences, faute de progrès vers une fin durable de la guerre.
Au moins 1.012 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.
L'armée israélienne a, pour sa part, fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période. Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


Le Hezbollah revendique son « droit » à répliquer aux violations israéliennes du cessez-le-feu