Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, lors d'une conférence de presse concernant l'expansion de colonies israéliennes pour éparer Jérusalem-Est de la Cisjordanie occupée, le 14 août 2025. Photo Ronen Zvulun/Reuters
Le ministre israélien des Finances d’extrême-droite a affirmé mardi dans une interview sur la chaîne israélienne pro-gouvernement Channel 14 qu'Israël n'avait aucune intention de se retirer du Liban-Sud malgré l'annonce d'un nouveau cessez-le-feu.
« Il n'y aura aucun retrait du Liban, ni d'ici vendredi, ni après. Nous resterons au Liban-Sud et nous y renforcerons notre présence », a-t-il déclaré. « Tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, nous y resterons durablement, aussi longtemps que nécessaire, tout en préservant la pleine liberté d'action de l’armée ».
Ces déclarations du ministre israélien d’extrême-droite interviennent à l’approche de la signature du protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, censée se tenir vendredi en Suisse, prévoyant « la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ».
Depuis cette annonce, les bombardements israéliens n'ont jamais cessé au Liban-Sud, où les troupes israéliennes poursuivent l'extension de leur invasion dans la région de Nabatiyé, vers le colline stratégique de Ali el-Taher.
Bezalel Smotrich a par ailleurs affirmé qu'Israël occupe désormais près de 70 % de la bande Gaza, où le tracé de la « ligne jaune » délimitant cette occupation a été étendu. « Gaza est en ruines. Il n'y aura pas de reconstruction sans démilitarisation. Nous préparons actuellement plusieurs plans car nous devons anéantir le Hamas », a-t-il pousuivi.
Il a enfin souligné les divergences grandissantes entre Tel-Aviv et Washington sur la question de la poursuite de la guerre contre l’Iran. « Il existe actuellement de réels désaccords entre nous et les États-Unis. Le défi consiste à savoir comment gérer cette crise tout en restant ferme. Il faut savoir comment ne pas casser la corde tout en restant ferme », a-t-il estimé.

