Des jeunes circulent à scooter et à bord de véhicules en agitant des drapeaux de l’Irak, de l’Iran, du Liban et du Hezbollah à Bagdad, le 15 juin 2026, lors des célébrations ayant suivi l’annonce d’un accord visant à mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis. Photo Ahmad Al-Rubaye / AFP
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a réagi publiquement à l'annonce de l'accord entre les États-Unis et l'Iran - qui inclurait une cessation des attaques israéliennes au Liban-Sud - par une lettre de remerciements adressée mardi au principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Les mots ne suffisent pas à exprimer notre profonde gratitude pour les positions fermes et le soutien apporté au Liban, à son peuple et à sa résistance, afin de contraindre l'entité israélienne à cesser immédiatement et durablement les opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban », écrit le dignitaire chiite, cité par la chaîne du parti al-Manar.
« Nous avons toujours dit que l'Iran a tout donné au Hezbollah, à la résistance et au peuple libanais, sans jamais rien demander », a-t-il également affirmé, louant dans la République islamique « un soutien à la juste cause de la résistance et des opprimés ». Il a conclu sa missive en remerciant le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, et appelé M. Ghalibaf à « transmettre nos remerciements et notre gratitude au Guide (suprême iranien) l'ayatollah Mojtaba Khamenei, qui nous a entourés de son attention ».
Depuis l'entrée du Hezbollah dans la guerre régionale le 2 mars aux côtés de la République islamique d'Iran, l'armée israélienne a tué au Liban plus de 1 826 personnes, et blessé et 11 851 autres, selon le dernier bilan publié par le ministère libanais de la Santé. Le secrétaire général du Hezbollah doit par ailleurs prendre la parole mercredi à 18h, à l'occasion de l'ouverture, selon la tradition chiite, des commémorations de Achoura, en hommage à l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, tué avec 72 membres de sa famille et des partisans par le califat omeyyade lors de la bataille de Kerbala en 680.
Les contours du texte de l'entente américano-iranienne, qui devrait signé vendredi en Suisse, demeurent flous concernant la guerre au Liban. Le ministre iranien des Affaires étrangères a dit mardi que « toute attaque israélienne contre le Liban ou tout maintien de forces israéliennes en territoire libanais constituerait désormais une violation du protocole d’accord conclu avec les États-Unis ». De son côté, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait affirmé lundi soir que l'armée israélienne restera au Liban « aussi longtemps que nécessaire », comme en Syrie et à Gaza.


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