Des personnes brandissent des drapeaux irakiens, iraniens et libanais à Bagdad le 15 juin 2026, lors des célébrations ayant suivi l'annonce d'un accord visant à mettre fin à la guerre entre l'Iran et les États-Unis. Photo Ahmad AL-RUBAYE / AFP
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé mardi que « toute attaque israélienne contre le Liban ou tout maintien de forces israéliennes en territoire libanais constituerait désormais une violation du protocole d’accord conclu avec les États-Unis ». Le responsable iranien tenait ces propos au cours d'une réunion avec des diplomates étrangers, diffusée à la télévision d’État iranienne et retransmise par la chaîne qatarie al-Jazeera. Il a dans ce cadre ajouté que les « deux parties » prenantes à l’accord sont « les États-Unis et Israël d'un côté, l'Iran et le Hezbollah de l'autre ».
« La fin de la guerre au Liban fait partie intégrante de la fin complète de la guerre. Sans le retrait des forces israéliennes du Liban, la guerre n'est pas véritablement terminée », a poursuivi le chef de la diplomatie iranienne. « Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban », a déclaré le ministre.
Par ailleurs, M. Araghchi a annoncé un probable début de discussions approfondies avec les États-Unis vendredi, jour prévu de la cérémonie de signature du protocole d'accord entre les deux pays après plus de trois mois de guerre. « Vraisemblablement vendredi, dans un lieu qui reste à déterminer (...) un nouveau cycle de négociations entre l'Iran et les États-Unis visant à parvenir à un accord final va débuter », a déclaré le ministre iranien. « Dans l'accord final, des décisions seront prises sur les questions nucléaires et la levée des sanctions » américaines qui asphyxient l'économie iranienne, a-t-il encore précisé.
Le texte de l'entente américano-iranienne n'a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur les points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations. Ce document « apportera la paix dans la région », avait néanmoins promis lundi le président américain Donald Trump. Côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait affirmé lundi soir que l'armée israélienne restera au Liban « aussi longtemps que nécessaire », comme en Syrie et à Gaza.


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