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Des ministres et des membres de l'opposition critiquent l'accord avec l'Iran


Le ministre israélien d'extrême-doite Itamar Ben Gvir, lors d'une conférence de presse, le 15 avril 2026 à Jérusalem. REUTERS/Ronen Zvulun/File Photo

Des responsables israéliens, issus du gouvernement et de l'opposition, ont critiqué lundi l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, affirmant qu'il ne répondait pas aux impératifs de sécurité d'Israël.

« L'accord de Trump ne nous engage pas (...) nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité », a affirmé le ministre israélien d'extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur sa chaîne Telegram.

« Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en-deçà du démantèlement du (mouvement islamiste libanais) Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d'un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban) », a-t-il ajouté.

Dans l'opposition, les critiques ont également fusé contre cet accord. L'ancien Premier ministre Naftali Bennett, principal rival de M. Netanyahu pour le prochain scrutin, a estimé que l'accord constituait un « tournant dangereux pour la sécurité d'Israël », promettant que « seule une nouvelle direction pourra y remédier ».

Yaïr Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates, a lui affirmé que c'était « une mauvaise matinée pour Israël ». « Ce matin, les citoyens israéliens se réveillent en découvrant un accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran, négocié au-dessus de la tête d'Israël, sans son consentement ni sa participation », affirme M. Golan, selon un communiqué de son bureau.

Si aucun des ministres du Likoud, le parti du Premier ministre Netanyahu, n'a exprimé de critiques directes contre l'accord et alors que M. Netanyahu lui-même n'avait pas communiqué sur l'annonce de l'accord, les ministres d'extrême droite ont fustigé l'accord.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, a affirmé que « l'accord avec l'Iran est mauvais pour Israël ». « La campagne conjointe (Etats-Unis–Israël) a remporté de nombreux succès dans l'affaiblissement de l'Iran, et ces acquis n'ont pas été vains », a déclaré M. Smotrich sur sa chaîne Telegram.

« Nous devrons poursuivre nous-mêmes la campagne visant à faire tomber le régime, en utilisant des moyens créatifs, et veiller à ce que l'Iran n'acquière jamais l'arme nucléaire », a-t-il ajouté, appelant à renforcer la campagne militaire au Liban. « C'est au Liban que nous serons jugés. C'est notre guerre, ce sont nos soldats, et il en va de la sécurité immédiate de nos habitants du nord », a-t-il poursuivi.

Des responsables israéliens, issus du gouvernement et de l'opposition, ont critiqué lundi l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, affirmant qu'il ne répondait pas aux impératifs de sécurité d'Israël.« L'accord de Trump ne nous engage pas (...) nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité », a affirmé le ministre israélien d'extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur sa chaîne Telegram.« Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en-deçà du démantèlement du (mouvement islamiste libanais) Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d'un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban)...