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L'Orient-La Nuit - Podcast

« Peut-on encore se parler ? » : découvrez le 6e épisode de L'Orient-La Nuit

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et commentatrice politique libanaise Dima Sadek.


Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et commentatrice politique libanaise Dima Sadek autour d’une question urgente : dans un pays de plus en plus polarisé, les Libanais sont-ils encore capables de dialoguer ?


(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Issue d’une famille chiite originaire de Khiam, au Liban-Sud, Dima Sadek connaît de l’intérieur l’univers social, politique et culturel dans lequel le Hezbollah exerce son influence. Depuis plusieurs années, elle s’est imposée comme l’une des critiques les plus acerbes du parti chiite, tout en continuant de dénoncer les crimes israéliens. Ses prises de position lui ont valu nombre de menaces, poursuites judiciaires et campagnes de harcèlement.

Depuis des mois, la guerre redessine le paysage du Liban. Au Sud, les destructions s’accumulent, l’avancée israélienne se poursuit, des villages entiers sont rayés de la carte et vidés de leurs habitants. Une très grande majorité de Libanais rejettent cette logique meurtrière, et la puissance de feu israélienne qui continue de détruire des pans entiers du territoire. Mais les Libanais continuent de se déchirer quant à l’origine de l’étincelle et la solution à venir. Les lignes de fracture se creusent. Les accusations fusent, les récits s’affrontent et chacun semble sommé de choisir son camp, son langage, sa vérité.
D’un côté, une partie du pays tient le Hezbollah comme principal responsable de la guerre et ne voit d’issue que dans son anéantissement. De l’autre, une partie du Liban est convaincue de la nécessité d’une « résistance » face à une politique israélienne faisant fi des vies humaines. Entre les deux, le divorce est acté. D’incidents armés en affrontements verbaux, la tension est à son comble.

Dans ce contexte inflammable, la voix de Dima Sadek résonne avec une force particulière. Un échange sur la possibilité du désaccord et les limites du vivre-ensemble, mais aussi sur la nécessité de continuer à construire un langage commun lorsque tout semble pousser à la fragmentation.

Poème de Sofia Karampali Farhat, extrait de Zaatar, Editions Bruno Doucey 2023
Chanson « Ecorché » de Cyril Mokaiesh et Clara Ysé, avec l’aimable autorisation des artistes, album Dyade, 2021. Compositeurs Cyril Mokaiesh, Jan Pham Huu Tri.

Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

Retrouvez, ici, les précédents épisodes de notre podcast :


Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et commentatrice politique libanaise Dima Sadek autour d’une question urgente : dans un pays de plus en plus polarisé, les Libanais sont-ils encore capables de dialoguer ? (À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)Issue d’une famille chiite originaire de Khiam, au Liban-Sud, Dima Sadek connaît de l’intérieur l’univers social, politique et culturel dans lequel le Hezbollah exerce son influence. Depuis plusieurs années, elle s’est imposée comme l’une des critiques les plus acerbes du parti chiite, tout en continuant de dénoncer les crimes israéliens. Ses prises de position lui ont valu nombre de...
commentaires (8)

Il est important de pouvoir dire nos malheurs, et notre avis ne doit pas être empêché par qui que ce soit. Ne pas entendre la souffrance des gens c'est la nier, c'est nier leur droit d'exister et revendiquer une vie meilleure. Ceci dit je ne crois plus en la possibilité d'un "vrai Liban" nous resterons dans cette masse gluante mafieuse et destructrice car le problème n'est pas la communauté chiite ou une autre, le problème réside dans les agissement qui sont censés les représenter et qui se s'en servent comme chair à canon pour le compte d'autres. Tous ont failli, y compris l'état.

Zeidan

16 h 22, le 03 juin 2026

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Commentaires (8)

  • Il est important de pouvoir dire nos malheurs, et notre avis ne doit pas être empêché par qui que ce soit. Ne pas entendre la souffrance des gens c'est la nier, c'est nier leur droit d'exister et revendiquer une vie meilleure. Ceci dit je ne crois plus en la possibilité d'un "vrai Liban" nous resterons dans cette masse gluante mafieuse et destructrice car le problème n'est pas la communauté chiite ou une autre, le problème réside dans les agissement qui sont censés les représenter et qui se s'en servent comme chair à canon pour le compte d'autres. Tous ont failli, y compris l'état.

    Zeidan

    16 h 22, le 03 juin 2026

  • Un épisode d’une grande justesse, où la présence de Dima Sadek donne chair à la question « peut-on encore se parler ? » dans un contexte traversé de fractures et de colères. Sa voix, vulnérable et déterminée, rappelle que le dialogue n’est plus un réflexe mais un choix, presque un acte de résistance.

    EZ

    10 h 10, le 03 juin 2026

  • Cette dame courageuse mérite toute notre considération. Elle a un programme télévisé comptant parmi les mieux préparés et présentés. L’un des rares que l’on voit en entier. Elle est l’image de la parfaite Libanaise, combative, patriote, engagée et sensée. Ses griefs contre la milice iranienne sont étayés par des exemples bien précis et très bien analysés, loin de la surenchère bon marché. Chapeau pour votre performance madame et que Dieu vous protège de la haine des voyous.

    NG

    10 h 00, le 03 juin 2026

  • Cette émission est un médicament

    Cynthia PETRIGH

    09 h 59, le 03 juin 2026

  • Merci à l'Orient-le-Jour pour la qualité de ce podcast avec Dima Sadek. Je voudrais ici rendre hommage à Madame Sadek pour ses prises de position que je partage à100% , pour son courage et son combat pour la liberté d'expression malgré toutes les tentatives de la faire taire. Respect !

    Eddé Philippe

    08 h 05, le 03 juin 2026

  • S il y a des gens comme Walid joumblatt qui refusent e reconnaître leurs erreurs, se parler est possible mais quelle paix...

    Nad

    16 h 29, le 01 juin 2026

  • SUITE Le gouvernement et le parlement reflètent bien les équilibres actuels et il n’est pas moins représentatif que les gouvernements américains français, britanniques etc. Une majorité des Libanais veut la remise des armes si une importante minorité concentrée dans quelques régions ne le veut pas alors eut être il faudra revoir la formule ou entériner un divorce.

    Liban Libre

    14 h 32, le 01 juin 2026

  • SVP cessez de répéter comme un leitmotiv que les Libanais sont divises, ils le sont comme tout pays au monde a part les dictatures staliniennes, assadiene ou Khomeynistes ou les gens sont tous d’accord. Dans la démocratie chacun est libre de ses avis il n’empêche qu’une majorité communautaire, parlementaire et populaire (d’au moins 60% comme le montre les sondages (bien plus si on prend en compte le libanais de l’étranger et les gens intimidés par la milice) est contre les armes. A SUIVRE

    Liban Libre

    14 h 31, le 01 juin 2026

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