Le président libanais Joseph Aoun. Photo X / @LBPresidency
Le président de la République Joseph Aoun a reçu un appel du secrétaire d’État américain Marco Rubio au cours duquel les deux hommes ont examiné « la situation générale au Liban et dans la région, à la lumière des derniers développements », rapporte la présidence libanaise sur son compte X.
Cet appel coïncide avec la réunion qui a lieu vendredi au Pentagone entre les délégations militaires libanaise et israélienne, dans le cadre des négociations directes menées par les deux pays depuis avril dernier sous le parrainage de Washington. La situation au Liban-Sud et le désarmement du Hezbollah seront naturellement au menu des discussions, dans un contexte d’escalade grave de l’armée israélienne contre le Hezbollah au Liban-Sud et dans la Békaa, malgré un cessez-le-feu supposé durer encore plusieurs jours.
Un nouveau round de négociations, de nature plus politique et présidé par l’ancien ambassadeur Simon Karam, devrait avoir lieu les 2 et 3 juin, à Washington également.
Au cours de son entretien avec le secrétaire d’État, selon le message de la présidence, le président Aoun a souligné « la nécessité de déployer tous les efforts possibles en vue de parvenir à un cessez-le-feu au Liban-Sud, qu'il considère comme la condition préalable indispensable à toute avancée ultérieure, et comme le moyen incontournable de créer les conditions propices au traitement des différents dossiers en suspens ».
De son côté, M. Rubio a réaffirmé l’engagement de l’administration américaine à poursuivre les efforts pour consolider les résultats des précédentes réunions de Washington, tout en soutenant la stabilité, l’indépendance et la souveraineté du Liban sur l’ensemble de son territoire.
L’actuel conflit entre Israël et le Hezbollah dure depuis le 2 mars dernier. Il a été provoqué par le parti chiite dans l'objectif de soutenir son allié iranien, sous le feu américain et israélien depuis le 28 février. Cette guerre particulièrement meurtrière et destructrice a fait jusque-là plus de 3 300 morts et 10 000 blessés, et laissé des dizaines de villages en ruines. Joseph Aoun, soutenu par le Premier ministre Nawaf Salam, ont choisi la voie des négociations directes pour sortir le Liban de la guerre, mais le Hezbollah rejette ce processus.

