Une femme se fraye un chemin à travers les décombres tandis qu'un soldat libanais observe le site d'un immeuble résidentiel frappé la veille par une frappe israélienne près de la ville méridionale de Bourj al-Shamali, en périphérie de Tyr, le 27 mai 2026. Les frappes israéliennes sur le sud du Liban ont tué 31 personnes le 26 mai, a déclaré le ministère libanais de la Santé, alors qu'Israël a annoncé qu'il intensifiait les attaques malgré une trêve dans sa guerre contre le Hezbollah. Photo KAWNAT HAJU / AFP.
Après la mort d’une soldate israélienne tuée par un drone explosif du Hezbollah près de la frontière libanaise, plusieurs responsables israéliens ont mis en garde contre une intensification de l'escalade contre le Hezbollah mais aussi Beyrouth.
L'armée israélienne a indiqué jeudi que la sergente Rotem Yanaï, 20 ans, « est tombée durant une opération militaire dans le nord d'Israël ». Elle a été tuée par un drone explosif du Hezbollah, a précisé une porte-parole de l'armée à l'AFP. Sa mort porte à 24 le nombre de tués dans les rangs israéliens depuis la reprise des hostilités avec le Hezbollah début mars.
Le Hezbollah « paiera un lourd tribut »
Réagissant à sa mort, le ministre israélien de la Défense Israël Katz a indiqué que la soldate « adjudante des opérations dans la brigade Givati est tombée lors d’une activité opérationnelle dans le nord d’Israël ». Il a aussi affirmé que « le Hezbollah a payé, paie et paiera un lourd tribut pour ses actes odieux contre l’État d’Israël et ses citoyens ».
« La seule manière, à l'heure actuelle, d'empêcher que nos soldats soient touchés est de raser dix immeubles dans la [banlieue sud] de Beyrouth pour chaque drone » tiré par le mouvement chiite, a pour sa part réagi le ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, appelant le Premier ministre Benjamin Netayahu à « laisser l'armée israélienne vaincre ». « Pour chaque drone qui frappe un de nos soldats ou une de nos soldates, il faut détruire cent immeubles », a-t-il ajouté alors que l'armée israélienne a mené à l'aube des frappes sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, affirmant frapper des « infrastructures du Hezbollah » après avoir déclaré la veille une grande partie du sud du pays du Cèdre « zone de combat ».
Au total, 23 soldats israéliens et un civil travaillant pour l'armée ont été tués depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah, allié de l'Iran, le 2 mars. Sur ce total, 22 ont été tués à l'intérieur du territoire libanais. Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 3.269 personnes depuis le 2 mars, selon le dernier bilan du ministère de la Santé libanais.
Le cessez-le-feu annoncé le 17 avril n'est pas respecté par les deux parties, Israël poursuivant ses opérations militaires au Liban contre le Hezbollah qui tire régulièrement des drones sur les troupes israéliennes et vers les localités du nord d'Israël.

