Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (centre). Photo d'archives AFP
Alors qu'Israël a imposé une « zone tampon » de plus de 600 km2 en territoire libanais dans laquelle elle démolit systématique villages et infrastructures, le ministre israélien d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré lundi que son pays devrait occuper une large zone au Liban s’étendant jusqu’au fleuve Zahrani, soit environ quatre fois plus loin que les avancées les plus récentes rapportées de l’armée israélienne.
Selon l'ultranationaliste, le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait reprendre une guerre à grande échelle au Liban sans l’approbation du président américain Donald Trump. « Il est temps que le Premier ministre frappe sur le bureau de Trump et lui dise que nous retournons à la guerre au Liban », a écrit Ben-Gvir. « Nous devons couper l’électricité au Liban, occuper le Zahrani et reprendre une guerre intense », a-t-il ajouté. Le fleuve Zahrani se situe à environ 40 kilomètres au nord de la frontière israélienne avec le Liban. En avril, l’armée israélienne avait avancé de 10 kilomètres à l’intérieur du pays.
Des membres de l’Union européenne discutent de possibles sanctions contre le ministre israélien Itamar Ben Gvir après la publication d’une vidéo montrant le traitement brutal infligé à des militants étrangers de la flottille Global Somud arrêtés en mer par Israël alors qu'ils attendaient leur expulsion dans le port méridional d'Ashdod. La France a d'ores et déjà interdit le ministre ultranationaliste de pénétrer sur le territoire français pour cause « d'agissements inqualifiables à l'égard de citoyens français et européens passagers de la flotille », a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur X, le 23 mai.

