Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, lors d'une interview accordée le 8 mars 2026 à L'Orient-Le Jour. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré vendredi que les autorités œuvraient à « consolider le cessez-le-feu » avant le début de pourparlers avec Israël, les premiers au niveau de délégations de négociateurs à Washington. Beyrouth insiste pour que ces discussions soient accompagnées d'un arrêt des frappes israéliennes sur le Liban, qui ont connu une escalade au cours des derniers jours. M. Salam a affirmé sur la chaîne qatarie al-Jazeera que « si l’agression israélienne se poursuit, la consolidation du cessez-le-feu sera la priorité absolue dans le cadre des négociations ».
« Nous recherchons des garanties américaines qui contribueront au rétablissement de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban. Nous aborderons la question de l’arrêt des attaques israéliennes, de la libération des prisonniers et de l’établissement d’un calendrier de retrait permettant le retour des personnes déplacées, ainsi que la reconstruction », a fait savoir le Premier ministre, au sujet du troisième tour de discussions directes à Washington la semaine prochaine.
« Les négociations, telles que nous les envisageons, devraient mener à la fin du conflit entre le Liban et Israël », a insisté le Premier ministre. « Le Liban est parvenu à établir que l’État est la seule partie négociatrice, par le biais de ses institutions constitutionnelles. Notre succès dans l’établissement de l’État comme point de référence des négociations ne signifie pas que nous restons insensibles aux développements des négociations d’Islamabad », concernant le conflit irano-américain, a-t-il souligné. « Nous nous engageons au rétablissement du monopole des armes aux mains de l’État seul, conformément aux décisions du gouvernement libanais », a-t-il ajouté.
Il a enfin indiqué que sa visite en Syrie, programmée pour samedi, « vise à renforcer les relations bilatérales dans les domaines de l'économie, des transports et de l'énergie ». « Nous travaillerons avec les dirigeants syriens pour régler les questions en suspens entre nos deux pays dans un esprit qui serve les intérêts des deux nations », a conclu Nawaf Salam.

