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Dernières Infos - Gaza

« Flottille pour Gaza » : Athènes se défend face aux critiques sur l'opération israélienne


Vue sur les destructions causées par les bombardements israéliens à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 janvier 2025. Photo REUTERS/Mohammed Salem

La Grèce « n'avait pas connaissance du nombre de personnes à bord » de la Flottille pour Gaza lors de l'opération israélienne au large de la Grèce la semaine dernière et l'arrestation de deux militants, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères.

« Nous avons demandé aux Israéliens de débarquer les civils afin qu’il n'y ait pas de nouvelle crise humanitaire », a déclaré George Gerapetritis devant les députés répondant à des critiques sur le rôle de la Grèce dans cette opération. « Nous n'avions évidemment connaissance ni du nombre de personnes à bord - ce qui aurait été totalement impossible - ni des circonstances réelles dans lesquelles cet événement s’est produit », a assuré le ministre. A la suite d'un accord avec Israël, la Grèce avait transféré vendredi dernier vers un port de l'île de Crète 176 militants propalestiniens qui participaient à la Flottille pour Gaza.

Deux des participants, l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila, ont toutefois été arrêtés et transférés en Israël où ils sont depuis emprisonnés. L'Espagne a aussitôt demandé la libération de son ressortissant tandis qu'Amnesty international a qualifié d' »arbitraire » leur détention prolongée.

La présidente du petit parti grec Plefsi Eleftherias, Zoé Konstantopoulou, a dénoncé ce qu'elle qualifie d'implication d'Athènes « dans les crimes internationaux des Israéliens ». Elle a assuré que les deux détenus « avaient subi des tortures » et « des actes brutaux ».

Selon la section grecque de la Flottille pour Gaza, un recours a été déposé à la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour réclamer « des mesures provisoires contre la Grèce ». Selon la Flottille pour Gaza, la CEDH a demandé « des clarifications » sur cet incident et invité le gouvernement grec à « fournir des explications écrites ».

George Gerapetritis a réitéré qu' »il n'y avait aucune possibilité d'intervention » ou « d'autre action supplémentaire selon le droit international de la mer » car l'opération israélienne avait eu lieu dans des eaux internationales. De son côté, la section grecque de la Flottille pour Gaza a annoncé vendredi qu'elle allait reprendre sa mission humanitaire pour la bande de Gaza.

La Grèce « n'avait pas connaissance du nombre de personnes à bord » de la Flottille pour Gaza lors de l'opération israélienne au large de la Grèce la semaine dernière et l'arrestation de deux militants, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères.« Nous avons demandé aux Israéliens de débarquer les civils afin qu’il n'y ait pas de nouvelle crise humanitaire », a déclaré George Gerapetritis devant les députés répondant à des critiques sur le rôle de la Grèce dans cette opération. « Nous n'avions évidemment connaissance ni du nombre de personnes à bord - ce qui aurait été totalement impossible - ni des circonstances réelles dans lesquelles cet événement s’est produit », a assuré le ministre. A la suite d'un accord avec Israël, la Grèce avait transféré vendredi...