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Dernières Infos - Terrorisme

Des proches de jihadistes du groupe EI en Syrie rapatriés en Australie


Un drapeau du groupe Etat islamique. Photo AFP

Un groupe de femmes et d'enfants australiens ayant des liens familiaux avec des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) est arrivé jeudi en Australie, après avoir passé plusieurs années dans un camp en Syrie. Les femmes et leurs enfants, tous de nationalité australienne, ont atterri jeudi soir après avoir quitté le camp de réfugiés en Syrie où ils se trouvaient depuis la chute du groupe EI.

Un premier avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport. Selon un média australien présent à bord de l'appareil, ce vol en provenance de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans le camp syrien de Roj.

Un second avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, selon la chaîne australienne ABC. D'importantes forces policières étaient déployées dans les deux aéroports, selon les journalistes de l'AFP.


Possible inculpation

La police australienne avait indiqué que certaines des femmes rapatriées seraient inculpées en vertu de la législation antiterroriste, notamment pour s'être rendues dans une zone interdite et esclavagisme. « Pour des raisons opérationnelles, je ne vais pas entrer dans le détail de qui pourrait être arrêté, mais évidemment nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités fédérales », a déclaré jeudi le commissaire de la police de l'État de Nouvelle-Galles du Sud, Mal Lanyon, à Sky News Australia, avant l'arrivée des avions.

Des centaines de femmes de pays occidentaux ont été attirées au Moyen-Orient quand le groupe État islamique occupait un territoire important au début des années 2010, suivant dans de nombreux cas leurs maris, des combattants jihadistes. Nombre de pays occidentaux sont confrontés à présent à la question du retour de leurs ressortissants, restés longtemps bloqués après l’effondrement du groupe État islamique. L'Australie a érigé en infraction le fait de se rendre dans la province de Raqqa, bastion du groupe Etat islamique en Syrie, entre 2014 et 2017.


« Un choix terrible »

Le président de la Commission australienne des droits humains, Hugh de Kretser, a exhorté le mois dernier le gouvernement à faciliter le retour de 34 femmes et enfants australiens détenus depuis sept ans dans le camp de Roj. Mais d’autres accusent ces femmes d’avoir tourné le dos à l’Australie et estiment qu’elles devraient être laissées à leur sort pour en affronter les conséquences. « Il s'agit de personnes qui ont fait le choix terrible de rejoindre une organisation terroriste dangereuse et de plonger leurs enfants dans une situation inimaginable », a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese mercredi.

Des ressortissants australiens avaient déjà pu quitter ce camp en 2019, en 2022 et 2025. Environ 2.000 femmes et enfants de nationalité étrangère vivent toujours dans le camp de Roj, déplacés après l'effondrement de l'Etat islamique en mars 2019, ont déclaré le mois dernier des responsables syriens.

Un groupe de femmes et d'enfants australiens ayant des liens familiaux avec des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) est arrivé jeudi en Australie, après avoir passé plusieurs années dans un camp en Syrie. Les femmes et leurs enfants, tous de nationalité australienne, ont atterri jeudi soir après avoir quitté le camp de réfugiés en Syrie où ils se trouvaient depuis la chute du groupe EI.Un premier avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport. Selon un média australien présent à bord de l'appareil, ce vol en provenance de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans le camp syrien de Roj.Un second avion de Qatar Airways, provenant également...