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Dernières Infos - Golfe

Les Emirats confirment des « discussions » avec Washington sur un échange de devises

Le trafic de l'aéroport de Dubaï s'est effondré de 66% en mars sur un an, au moment où les Emirats arabes unis faisaient face à des frappes de l'Iran, selon des statistiques officielles publiées lundi

Un panache de fumée s’élève du port de Jebel Ali suite à une frappe iranienne signalée à Dubaï le 1er mars 2026. Photo AFP

Les Emirats arabes unis ont confirmé lundi discuter avec les Etats-Unis d'un accord d'échange de devises, mais démenti qu'il s'agisse d'un plan de sauvetage de leur économie, ébranlée par la guerre au Moyen-Orient.

Interrogé à ce sujet lors d'une conférence d'investisseurs à Abou Dhabi, le ministre du Commerce extérieur de la pétromonarchie, Thani Al Zeyoudi, a affirmé que ce projet d'accord, dit de « swap », était « en cours de discussion », et souligné que les Emirats voulaient rejoindre le « groupe d'élite » de pays ainsi liés à Washington.

M. Al Zeyoudi a en revanche rejeté l'idée que cet accord, évoqué le mois dernier par le Wall Street Journal, constitue un plan de sauvetage de l'économie du pays, l'un des plus riches au monde en terme de PIB par habitant.

Ce dernier avait fait de la stabilité géopolitique l'un de ses arguments pour séduire entreprises, investisseurs immobiliers et touristes, un modèle mis à mal par la riposte de l'Iran à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février, jusqu'au cessez-le-feu précaire entré en vigueur le 8 avril.

Cette riposte s'est traduite notamment par des frappes contre des infrastructures des Emirats et d'autres riches pays de la rive sud du Golfe, alliés de Washington.

Un tel accord d'échange de devises consisterait à emprunter auprès de la banque centrale américaine (Fed) des dollars, monnaie de référence, en échange de monnaie locale, le dirham émirati. Selon le WSJ, qui a cité des responsables américains, les Emirats souhaitent bénéficier d'une telle mesure pour stabiliser leur économie au cas où les conséquences de la guerre continueraient à la mettre à l'épreuve.

Le trafic de l'aéroport de Dubaï s'est effondré

Par ailleurs, le trafic de l'aéroport de Dubaï s'est effondré de 66% en mars sur un an, au moment où les Emirats arabes unis faisaient face à des frappes de l'Iran, selon des statistiques officielles publiées lundi.

L'aéroport, qui était avant la guerre le deuxième au monde pour le nombre de passagers derrière Atlanta (Etats-Unis), n'a accueilli que 2,5 millions de voyageurs au cours du mois, après avoir subi « une période de perturbations qui ont contraint la capacité de l'espace aérien et les programmes de vol », a précisé le bureau de presse du pays dans un communiqué.

Lissé sur l'ensemble du premier trimestre, le trafic a chuté de 21% comparé à la même période un an plus tôt, à 18,6 millions de passagers, selon la même source.

Sur l'ensemble de 2025, la plateforme avait accueilli 95,2 millions de voyageurs, et elle en visait initialement 99,5 millions cette année.

« Maintenant que l'espace aérien des Emirats arabes unis est totalement revenu à la normale, les aéroports de Dubaï prennent des mesures décisives (...) pour augmenter le nombre de vols, conformément aux capacités des couloirs aériens dans la région », selon Abou Dhabi.

« Les événements extraordinaires de ces dernières semaines sont sans précédent pour une plateforme de correspondance aérienne de cette importance », a remarqué le directeur général des aéroports de Dubaï, Paul Griffiths, cité dans le communiqué.

Les aéroports du Golfe comme Dubaï, mais aussi Abou Dhabi et Doha, soutenus par les autorités locales, ont bâti leur modèle économique sur les passagers en correspondance, bénéficiant de leur position au carrefour des liaisons vers et depuis les Amériques, l'Europe, l'Asie et l'Océanie.

La quasi-paralysie de ces installations lors des premières semaines du conflit a provoqué le chaos dans le transport aérien mondial.

Les Emirats arabes unis ont confirmé lundi discuter avec les Etats-Unis d'un accord d'échange de devises, mais démenti qu'il s'agisse d'un plan de sauvetage de leur économie, ébranlée par la guerre au Moyen-Orient.Interrogé à ce sujet lors d'une conférence d'investisseurs à Abou Dhabi, le ministre du Commerce extérieur de la pétromonarchie, Thani Al Zeyoudi, a affirmé que ce projet d'accord, dit de « swap », était « en cours de discussion », et souligné que les Emirats voulaient rejoindre le « groupe d'élite » de pays ainsi liés à Washington.M. Al Zeyoudi a en revanche rejeté l'idée que cet accord, évoqué le mois dernier par le Wall Street Journal, constitue un plan de sauvetage de l'économie du pays, l'un des plus riches au monde en terme de PIB par habitant.Ce...