Deux hommes tenant un portrait de l'ex-chef du Hezbollah Hassan Nasrallah à Tyr, le 28 avril 2026. Photo REUTERS/Marko Djurica
Le groupe parlementaire du Hezbollah, appelé « Fidélité à la résistance », a publié vendredi un communiqué dans lequel il « rejette et condamne » tous pourparlers directs entre le Liban et Israël, à l’heure où Beyrouth est sommé par Washington et Tel-Aviv de parvenir à un accord négocié avec l’État hébreu en deux semaines. « Toute issue ou tout résultat issu de ce processus (diplomatique, ndlr) ne nous concerne en rien », écrivent les élus de la formation chiite.
Des négociations directes devraient être lancées prochainement entre le Liban et Israël, après deux réunions préparatoires depuis la mi-avril, tenues à Washington au niveau des ambassadeurs aux États-Unis.
Le Hezbollah s’en est, dans ce cadre, de nouveau pris aux autorités libanaises, qui « poursuivent, malheureusement, leur déclin dans la voie des négociations. » « Le pouvoir adopte une politique d’ambiguïté destructrice qui accentue l’image de son incapacité et de son vide, lui faisant perdre totalement la confiance des citoyens et le plaçant dans une position de soumission totale aux diktats et à la tutelle de l’administration américaine », fustige encore le bloc parlementaire, en évoquant l’accord de trêve entre le Liban et Israël, publié le 17 avril par le département d’État américain. L'accord donne notamment le droit à Israël de « prendre toutes les mesures nécessaires à sa légitime défense. »
Le Hezbollah se félicite enfin d’avoir « établi une nouvelle équation au Liban, qui ne permet pas à l’occupant de mener des agressions et des bombardements sans subir une riposte punitive et douloureuse. » La formation chiite poursuit quotidiennement ses attaques contre des soldats israéliens au Liban-Sud, revendiquant jeudi dix attaques, un record quotidien depuis le cessez-le-feu. Vendredi, le parti-milice a revendiqué plusieurs autres frappes de drones kamikazes sur des soldats et véhicules israéliens au Liban-Sud. Il affirme riposter à des frappes, bombardements et démolitions de l'armée israélienne dans le Sud, qui, elle, dit agir pour assurer la sécurité de ses frontières et des habitants du nord de l'État hébreu.


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