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Dernières Infos - Israël

Mobilisation des pacifistes israéliens, marginalisés mais déterminés


Des militants de la gauche israélienne sur la place HaBima de Tel-Aviv, lors d'une mobilisation contre la guerre en Iran et le gouvernement de Netanyahu, le 25 avril 2026. Photo Jack GUEZ / AFP

« La paix est devenue un gros mot » en Israël, estime un participant du Sommet populaire pour la paix, qui s'est tenu à Tel-Aviv, ponctué par des chants pacifistes en hébreu et en arabe.

Six mois après un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas à Gaza, des centaines de personnes ont assisté jeudi à la troisième édition de cet événement, organisé par la coalition « It's Time » (il est temps). Ce groupe comprend plus de 80 organisations qui réclament une fin du conflit israélo-palestinien grâce à un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l'autodétermination et à une vie en sécurité.

Alors que le pays, dirigé par l'une des coalitions les plus à droite de l'histoire du pays, s'est engagé militairement sur plusieurs fronts ces dernières années, des participants reconnaissent que l'action militante de gauche est devenue très difficile. À l'approche des élections législatives d'octobre, la célèbre chanteuse israélienne Noa décrit « une guerre à l'intérieur d'Israël ». « Nous nous battons pour que ce soit une démocratie libérale (...) Avant les élections, la situation ne va qu'empirer », prédit auprès de l'AFP cette figure de proue du mouvement pour la paix.

Les militants pacifistes palestiniens de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza n'ont pas pu se joindre à l'évènement, faute d'avoir obtenu les autorisations nécessaires mises en place depuis les attaques sans précédent du Hamas du 7 octobre 2023 qui ont déclenché la guerre à Gaza. L'événement a toutefois attiré plusieurs dizaines de membres de mouvements de jeunesse, ainsi que des citoyens issus de la minorité arabe d'Israël.

« Si nous ne parvenons pas à unir tous les mouvements pacifistes, la situation deviendra difficile dans ce pays. Nous essayons d'exercer une influence au sein du gouvernement », explique Tahani Abd al-Halim, militante et enseignante originaire de la ville arabe de Kafr Manda, dans le nord d'Israël. « Il faut un changement. Deux peuples doivent vivre ensemble. Et le gouvernement ne doit pas représenter uniquement le peuple juif, mais aussi le peuple arabe », dit-elle.

La couverture médiatique de la conférence a été minimale, reflétant la grande marginalisation du camp de la paix dans le débat national.

Une poignée de députés de gauche et de députés arabes étaient présents, parmi lesquels Ofer Cassif, du parti d'extrême gauche Hadash. Son ambition : « forger un avenir meilleur pour les deux peuples de ce pays ». « Je crois qu'à terme, nous l'emporterons. La question est de savoir quand », commente-t-il à l'AFP.

« La paix est devenue un gros mot » en Israël, estime un participant du Sommet populaire pour la paix, qui s'est tenu à Tel-Aviv, ponctué par des chants pacifistes en hébreu et en arabe.Six mois après un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas à Gaza, des centaines de personnes ont assisté jeudi à la troisième édition de cet événement, organisé par la coalition « It's Time » (il est temps). Ce groupe comprend plus de 80 organisations qui réclament une fin du conflit israélo-palestinien grâce à un accord politique garantissant aux deux peuples le droit à l'autodétermination et à une vie en sécurité.Alors que le pays, dirigé par l'une des coalitions les plus à droite de l'histoire du pays, s'est engagé militairement sur plusieurs fronts ces dernières années, des participants...