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Politique - Hezbollah

Kassem dénonce les « graves erreurs » de Beyrouth, Israël menace le Liban de « feu » s’il continue de « se réfugier sous l’aile » du Hezbollah

Le secrétaire général du Hezbollah appelle le gouvernement à revenir sur ses décisions de lancer des pourparlers directs et de criminaliser les activités militaires du parti.

Kassem dénonce les « graves erreurs » de Beyrouth, Israël menace le Liban de « feu » s’il continue de « se réfugier sous l’aile » du Hezbollah

Un partisan du Hezbollah tenant des portraits de Hassan Nasrallah, Hachem Safieddine et Naïm Kassem, lors d'un rassemblement anti-israélien dans la banlieue sud de Beyrouth, le 25 avril 2026. Photo IBRAHIM AMRO / AFP

Alors que le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, dénonce les choix des autorités libanaises et les appelle une nouvelle fois à revenir sur leur décision d’ouvrir des négociations directes avec Israël, qu’il estime « plonger le Liban dans l’instabilité », ainsi que sur celle de bannir l’aile militaire du parti chiite, Israël a durci le ton par la voix de deux de ses ministres. Ces derniers ont accusé le Hezbollah de mettre le Liban en danger et appelé les autorités libanaises à agir fermement contre le mouvement. Israël Katz a estimé que le Hezbollah « joue avec le feu », avertissant que si le gouvernement libanais continue de « se réfugier sous l’aile » du Hezbollah, « le feu brûlera les cèdres du Liban ». Il a même apostrophé le président de la République, Joseph Aoun, jugeant qu'il « joue avec l'avenir du Liban », sans élaborer davantage, dans des propos rapportés par le Times of Israël.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a appelé le gouvernement libanais à prendre des mesures « décisives » contre le groupe chiite. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui affirmé que la double menace des roquettes et drones du Hezbollah imposait la poursuite de l'action militaire au Liban.

Dans un communiqué lu sur la chaîne du Hezbollah al-Manar, le secrétaire général a estimé qu'Israël, qui poursuit ses frappes au Liban-Sud et démolit des villages de la bande frontalière pour y établir une « zone tampon », est « dans une impasse » face à la « résistance ». Il a regretté que malgré cette situation sur le terrain, les autorités libanaises ont décidé de négocier directement avec l'Etat hébreu, ce qu'il a qualifié de « concession gratuite, humiliante et sans nécessité, dont la seule justification est une soumission sans contrepartie. » Il a réitéré son « rejet catégorique » des négociations directes et appelé à ce qu'elles soient menées de manière indirectes, accusant l'exécutif libanais de « renoncer aux droits du Liban, céder des territoires et affronter son propre peuple résistant. »

« Nous n'abandonnerons pas les armes »

Pour Naïm Kassem, les dirigeants libanais doivent donc revenir sur les « graves erreurs qui plongent le Liban dans un cycle d'instabilité », ce qui passe également par une annulation de la « décision du 2 mars qui criminalise la résistance et son public. » Ce jour-là, date de la reprise de la guerre après des tirs de roquettes du Hezbollah en direction d'Israël, le gouvernement avait déclaré illégales toutes les activités militaires et sécuritaires du parti et des groupes non-étatiques. « Les armes de la résistance sont défensives, a-t-il lancé. Nous ne les abandonnerons pas. »

Il a en outre répété les cinq revendications de son groupe, à savoir la fin des attaques israéliennes, le retrait du territoire occupé, la libération des prisonniers, le retour des habitants dans les villages et la reconstruction.

Naïm Kassem a par ailleurs remercié l'Iran pour le cessez-le-feu obtenu le 17 avril. Cette trêve avait été annoncée après un appel entre le président Joseph Aoun et son homologue américain, Donald Trump, deux jours après une réunion au département d'Etat rassemblant les ambassadeurs libanais et israélien à Washington. Un « jour de honte », selon le secrétaire général, qui a souligné que les négociations directes et leurs résultats sont considérés comme « inexistants » pour lui.

« Un feu éclatera et brûlera les cèdres du Liban »

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé à la suite de ces propos que le Hezbollah allait conduire le Liban à la catastrophe. « Naïm Kassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban (...) Si le gouvernement libanais continue de se réfugier sous l'aile de l'organisation terroriste Hezbollah, un feu éclatera et brûlera les cèdres du Liban », a déclaré M. Katz à l'envoyée de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué publié par son bureau.

Par ailleurs, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a affirmé que le gouvernement libanais devait « agir de manière décisive contre le Hezbollah et ses combattants », lors d'une rencontre avec Mme Hennis-Plasschaert, selon un message publié sur son compte X. Il a mentionné que cela devait passer « notamment par des mesures financières visant ses sources de financement ». Il a également accusé le Hezbollah de se déployer à proximité de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), dont l’armée israélienne est accusée d’avoir tué plusieurs de ses membres fin mars. « Nous constatons un schéma de plus en plus dangereux : le Hezbollah déploie systématiquement ses combattants et ses moyens à proximité des positions de la Finul, tirant parti de sa présence pour mener ses actions hostiles. Il utilise ces positions pour surveiller les forces israéliennes et déplace ses combattants dans des véhicules identiques à ceux de la Finul », a affirmé le ministre israélien.

Selon lui, le Hezbollah aurait lancé « environ 10 000 roquettes, missiles et drones contre Israël depuis le 2 mars », date de l’entrée de la formation dans la guerre régionale. « Bon nombre de ces attaques ont été menées à proximité de positions de la Finul », a-t-il encore soutenu.

En fin de journée, c'est le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a affirmé que la double menace des roquettes et drones du Hezbollah imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, selon un communiqué de son bureau. « Il reste encore deux menaces principales venant du Hezbollah: les roquettes de type 122 et les drones. Cela exige une combinaison d'actions opérationnelles et technologiques », a déclaré M. Netanyahu.

Alors que le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, dénonce les choix des autorités libanaises et les appelle une nouvelle fois à revenir sur leur décision d’ouvrir des négociations directes avec Israël, qu’il estime « plonger le Liban dans l’instabilité », ainsi que sur celle de bannir l’aile militaire du parti chiite, Israël a durci le ton par la voix de deux de ses ministres. Ces derniers ont accusé le Hezbollah de mettre le Liban en danger et appelé les autorités libanaises à agir fermement contre le mouvement. Israël Katz a estimé que le Hezbollah « joue avec le feu », avertissant que si le gouvernement libanais continue de « se réfugier sous l’aile » du Hezbollah, « le feu brûlera les cèdres du Liban ». Il a même apostrophé le président de la République, Joseph Aoun, jugeant qu'il « joue avec...
commentaires (4)

Comment se fait il que Kassem continue à donner son avis sur cette guerre que son parti a déclenché alors qu’il devrait être arrêté et poursuivi pour trahison suprême à son pays. Pour beaucoup moins que ça des libanais se se retrouvés derrière les barreaux pour collaboration avec l’ennemi alors que lui jouit d’une impunité qui finira par déclencher une guerre civile que Aoun veut nous éviter. Lorsqu’on collabore avec les ennemis de son pays on ne la ramène pas, on se terre en attendant d’être arrêté et jugé et non le contraire. Que fait notre justice et que fait notre état pour lui boucler le

Sissi zayyat

12 h 06, le 28 avril 2026

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Commentaires (4)

  • Comment se fait il que Kassem continue à donner son avis sur cette guerre que son parti a déclenché alors qu’il devrait être arrêté et poursuivi pour trahison suprême à son pays. Pour beaucoup moins que ça des libanais se se retrouvés derrière les barreaux pour collaboration avec l’ennemi alors que lui jouit d’une impunité qui finira par déclencher une guerre civile que Aoun veut nous éviter. Lorsqu’on collabore avec les ennemis de son pays on ne la ramène pas, on se terre en attendant d’être arrêté et jugé et non le contraire. Que fait notre justice et que fait notre état pour lui boucler le

    Sissi zayyat

    12 h 06, le 28 avril 2026

  • Criminaliser ? On est criminel soi-meme quand on attire guerres et destructions sur son pays pour servir les plans hegemoniques etrangers. On est en plus traitres au pays ou l,on vit... je n,ose pas dire a sa patrie car la patrie des mercenaires est toujours le pays seide qu,ils servent. Et si l,ETAT est oblige a negocier non pas d,egal a egal avec un voisin aux tendances usurpatoires c,est a cause du CANCER TERRORISTE seme dans son corps. LE DILEMME EST ENORME. Dans les deux cas le hezbo conduit le pays vers des confrontations internes maudites meme par la communaute chiite.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 58, le 28 avril 2026

  • A croire que les revendications qu'il n'obtiendra jamais l'arrangent ... maintien de sa mafia au service de l'Iran, maintien des armes au service de sa mafia et le maintien de sa clique au détriment de Liban dont in se fout comme sa dernière guenille. A quand un procès en règle pour haute trahison ?

    Zeidan

    07 h 47, le 28 avril 2026

  • Par le passé, la milice de naïm a fièrement remercié la syrie du criminel bachar pour ses méfaits, et aujourd’hui les barbus sanguinaires de l’Iran. Le Liban dans ce flot de gratitude…est absent. Sauf pour critiquer bien sûr ceux qui veulent lui voler les fruits de sa énième victoire divine. Cracher du venin, alors que son pauvre public couche à la belle étoile , c’est de la haute stratégie ! Inutile de chercher une logique chez ces vendus. Ils ont été créés pour n’en avoir aucune, et ce fantôme de naïm surpasse les espoirs de ses patrons. Ce qui s’appelle être bête et méchant.

    NG

    06 h 05, le 28 avril 2026

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